Ces nouveaux gestes de salut inspirés par le coronavirus

Ces nouveaux gestes de salut inspirés par le coronavirus

Faire la bise, se serrer la main… ces habitudes seraient devenues de véritables gestes à proscrire en temps d’épidémie. Depuis l’apparition de la maladie, nombreux sont ceux qui réinventent les manières de se dire bonjour. Elles s’appellent Ebola handshake, footshake, namasté, longue main et – pourquoi pas – garde-à-vous.

Le coup de coude, « Ebola handshake » ou « elbow bump », est l’une des salutations les plus populaires. Déjà proposé lors de l’épidémie d’Ebola, ce shake consiste à frotter son coude contre celui de la personne que l’on souhaite saluer.

Un peu partout, le footshake fait également son apparition. Pour dire bonjour, tendez votre jambe et venez tutoyer le pied de votre collègue de bureau du bout de la chaussure.

Comme les hindous ou les boudhistes, vous pouvez tenter un « namasté » auprès de votre collègue pour dire bonjour. Il suffit tout simplement de joindre la paume de la main droite sur celle de la main gauche.

Plus traditionnel et un brin martial, vous pouvez aussi effectuer un simple garde-à-vous militaire en vous tenant droit comme un i et en mettant votre main droite sur le côté de la tête.

Les universitaires se sont aussi lancés dans la recherche de nouveaux gestes de… salut. Dieudonné Leclercq, professeur à la Faculté de Psychologie et Sciences de l’Education de l’ULiège, a inventé la « longue main ». Pour se dire bonjour, il faut se tenir les mains, et les balancer de haut en bas à deux reprises. Sur son schéma, le professeur précise qu’il faut se tenir à 1,50m et regarder son interlocuteur dans les yeux, ajouter un sourire ou un petit hochement de tête. Le plus de ce geste est qu’il ne peut pas être assimilé à un code de langage politique, militaire ou religieux.

« Bonjour de loin et à plus d’1m 50 »

Thomas Michiels, professeur à l’Institut de Duve de l’UCLouvain, émet des réticences sur l’Ebola handshake : « Le Covid-19 est un virus qui se transmet par aérosol, c’est-à-dire que lorsqu’on tousse, on produit des gouttelettes qui risquent d’être aspirées. Sur les surfaces, le virus résiste quand même quelques heures. Donc si on éternue dans le coude, il y a tout de même un certain risque qu’en le frottant contre celui de son collègue, celui-ci puisse contracter la maladie ». Anne Simon, médecin responsable de l’hygiène hospitalière des Cliniques universitaires Saint-Luc, confirme cette hypothèse : « Pas de shake du coude, on se dit juste bonjour de loin et à plus d’un mètre cinquante ».

 
 
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