Coronavirus - La BCE va soutenir les PME et acheter plus de dette

Dernière des grandes banques centrales à agir, elle a détaillé un "vaste paquet" de décisions destinées à éviter une crise de financement en zone euro. L'institution va acheter 120 milliards d'euros de dette publique et privée supplémentaire d'ici la fin de l'année dans le cadre de son programme anti-crise baptisée "QE" ("Quantitative Easing" ou "Assouplissement quantitatif"), déjà déployée entre mars 2015 et fin 2018 et réactivée en novembre.

Le conseil des gouverneurs a décidé d'un nouveau programme "temporaire" de prêts géants aux banques à effet immédiat. "Même si nous ne voyons pas de signes évidents de stress dans les marchés monétaires ou un manque de liquidité dans le système bancaire, cette opération sera un filet de sécurité efficace si besoin", note la BCE dans un communiqué.

Pour éviter une vague de défaillances liées à l'épidémie, les gardiens de l'euro ont modifié les conditions de leur prochain programme de crédits aux banques, rendant les conditions encore plus favorables pour "soutenir les prêts à ceux le plus affectés par le coronavirus, particulièrement les petites et moyennes entreprises".

A la différence des autres grandes banques centrales, la BCE n'a cependant pas touché à ses taux directeurs: le principal est déjà à zéro depuis mars 2016, et le taux frappant les dépôts laissés par les banques dans ses caisses a été laissé à -0,50%.

L'institut de Francfort a cependant laissé entendre qu'il pourrait baisser à nouveau ce taux si la situation l'exige, une formule destinée à montrer qu'il n'est pas à court de cartouches pour soutenir l'économie.

La BCE a également autorisé les banques à opérer temporairement en dessous des exigences de fonds propres et de liquidité en vigueur, en réponse à la crise du coronavirus qui menace toute l'économie et le secteur bancaire en particulier.

A partir de 13H30 GMT, tous les regards se tourneront vers la présidente de l'institut Christine Lagarde, qui devrait préciser à la presse l'impact attendu de l'épidémie sur l'économie en zone euro, qui n'a jamais connu un choc similaire.

 
 
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