Elections municipales 2020 en France: Anne Hidalgo prend l’avantage à Paris

Paris attend encore dimanche soir les remontées par arrondissement, mais la maire sortante PS, Anne Hidalgo, semble largement en tête d’un scrutin dont le second tour est, comme ailleurs, suspendu à la crise du coronavirus.

Selon de premières estimations, Anne Hidalgo pointerait en tête avec 30 % des intentions de vote et un écart plus important qu’attendu sur la candidate LR Rachida Dati (22 %), devant la représentante de la majorité présidentielle Agnès Buzyn (17 à 18 %) et l’écologiste David Belliard (entre 11 et 12 %).

Suivraient le dissident et ex-LREM Cédric Villani (entre 6,7 et 8 %) et l’Insoumise Danielle Simonnet (entre 4,5 et 5 %), selon les enquêtes Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et LCP et Ifop-Fiducial pour M6 et Sud Radio.

A l’instar du reste du pays, en pleine pandémie du coronavirus, les premières estimations indiquent une participation qui s’effondre à hauteur de 43 %, en net recul par rapport à 2014 (58,4 %)

Pour Anne Hidalgo, la prime à la sortante paraît donc fonctionner et rend difficile l’élection de sa principale challengeuse Rachida Dati, qui l’a pourtant devancée à plusieurs reprises dans les intentions de vote. En outre, la candidate de la droite manque cruellement de réserve de voix pour le second tour, ce qui rend encore plus compliquée une victoire.

Du côté des marcheurs, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn n’a pas réussi à faire mentir les sondages et stagne sous les 20 %. Toutefois, la candidate entrée en campagne il y a à peine un mois croit toujours en ses chances et pose déjà « les premiers jalons pour des alliances par secteur », selon son entourage.

Nouer des alliances rapidement

Dans le camp d’Anne Hidalgo, on espère aussi nouer des alliances rapidement. Encore faut-il que le second tour se tienne, ce qui est incertain. L’accélération brutale de l’épidémie de coronavirus laisse craindre un report qui annulerait de facto l’ensemble de l’élection.

Dans un tweet dimanche soir dès 20 heures, Anne Hidalgo a demandé « au gouvernement de préciser dès (dimanche) soir toutes les mesures complémentaires indispensables qui permettront de protéger les Français face à la crise sanitaire majeure ».

Dans l’entourage de la maire sortante, Jean-Louis Missika prévenait à la mi-journée : « Le pic de transmission sera en plein milieu de la semaine, mais nous n’accepterons pas que le premier tour soit annulé ! ».

« Pour le second tour, il y a plein de solutions comme le vote par correspondance qui permettrait de tenir un délai raisonnable », estimait-il.

 
 
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