Les joueurs de D1A sur le coronavirus: «Il faut peut-être penser à arrêter la compétition»

Les joueurs de D1A sur le coronavirus: «Il faut peut-être penser à arrêter la compétition»

Au gré des points-presse maintenus ça et là ce jeudi en Jupiler Pro League, les acteurs de la D1A ont donné leur avis. « Quand on n’est pas spécialiste, ce n’est évident de se faire une opinion parce qu’il y tellement d’avis divergents », souligne Alexis de Sart (Antwerp). « La sécurité et la santé priment avant tout. Si nous faisons ce métier, c’est aussi pour les supporters. A une finale de Coupe à huis clos, je préfère en effet un report, peu importe pendant ou après les playoffs. Mais on s’en doutait que cela pouvait arriver une fois l’épidémie en Belgique, quand on voit les mesures prises à l’étranger ces deux dernières semaines. »

« Quand on voit que cela peut toucher le Real, la Juventus ou l’Inter, on se dit que tout peut arriver », enchaîne son équipier Steven Defour. « La santé passe avant le sport. Mercredi, en voyant qu’on arrêtait partout, je me suis dit que c’était vraiment osé de voir qu’en Belgique on voulait jouer comme si de rien n’était. Je préfère qu’on arrête la compétition même si je comprends que la Ligue veuille jouer le dernier match de la phase classique. Cela n’a aucun sens de jouer les Playoffs 1 ou une finale de Coupe à huis clos. »

« Nous restons exposés »

Les footballeurs n’ont pas pas un totem d’immunité contre le coronavirus. « Comme partout, on évite de se serrer la main », souligne Dieumerci Mbokani. « La panique n’a pas encore envahi le club mais nous avons quand même peur pour nos familles. (...) Je trouve qu’il faudrait carrément arrêter la compétition jusqu’à nouvel ordre, pour mettre tout le monde à l’abri. C’est bien beau de jouer à huis clos mais, en attendant, nous restons exposés en tant que joueurs . On nous conseille d’éviter au maximum les contacts mais en match, c’est impossible. On joue avec notre santé et surtout avec celle de nos proches. »

Pelé Mboyo est plus pragmatique. « Je suis prêt en cas de souci, j’ai les masques, j’ai le gel, mais je ne veux pas non plus être parano même si je me lave plus les mains qu’avant », précise le Courtraisien. « Si des choses comme ça doivent t’arriver, tu ne sais pas vraiment les éviter. Tu peux prendre des mesures, mais il peut suffire d’une seconde et voilà. Il ne faut pas tenter le diable, mais il ne faut pas s’arrêter de vivre non plus. Si la C1 se joue à huis clos, c’est logique que ce soit le cas en Belgique aussi. »

Son équipier Hervé Kage pointe aussi un paradoxe. « Ce qui me gêne et que je ne comprends pas, c’est pourquoi on a des situations de huis clos comme au PSG, mais avec tous les supporters présents autour du stade. Là, je ne vois pas l’explication. Mais pour moi le foot, c’est avec les supporters. On n’aurait pas dit un 8e de finale. On ne s’arrête pas de vivre, mais on fait attention. »

 
 
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