Coronavirus: la fermeture des frontières n’est pas recommandée, rappelle la Commission

Coronavirus: la fermeture des frontières n’est pas recommandée, rappelle la Commission

La Commission européenne a souligné vendredi que, face à la pandémie de coronavirus, des fermetures des frontières et des interdictions totales de voyage ne sont pas recommandées. « Toute mesure prise doit être proportionnée », a insisté la présidente de l’exécutif européen, qui a aussi insisté sur l’importance de garder un marché unique fonctionnel et de faire parvenir aux professionnels de la santé les stocks d’équipements de protection comme les masques.

« Les interdictions générales de voyage ne sont pas vues comme efficaces par l’OMS. Elles ont, de plus, un impact social et économique important », a indiqué Ursula von der Leyen.

« Certains contrôles aux frontières pourraient être justifiés », admet-elle, mais cela doit se faire de manière coordonnée et suivant les avis scientifiques, a-t-elle laissé entendre, alors qu’un pays comme l’Autriche, voisine de l’Italie, a officiellement notifié à l’Europe avoir rétabli dans le cadre du code Schengen des restrictions et contrôles à ses frontières avec l’Italie.

L’Autriche n’est pas la seule à dévier ainsi des principes de base du marché unique pour cause de situation exceptionnelle : les gouvernements tchèque et slovaque ont annoncé jeudi la fermeture quasi totale des frontières aux étrangers, tandis que la Pologne, la Slovénie et la Hongrie ont elles aussi instauré des restrictions d’entrée ou des contrôles sanitaires.

La Commission voit justement une utilité éventuelle dans des « screenings sanitaires », s’ils sont coordonnés à l’échelle de l’UE. L’exécutif européen se propose donc de prendre le sujet en mains, et des lignes directrices pour de tels screenings aux frontières seront exposées le jour-même aux représentants des Etats membres réunis à Bruxelles en Conseil Justice et Affaires intérieures.

Quant aux restrictions d’exportation de matériel de protection (masques…) que certains pays comme la France et l’Allemagne ont mis en place, la Commission a été en contact avec eux pour qu’ils les assouplissent. « Ces pays avaient tout à fait le droit de saisir leurs stocks, pour en avoir une vue d’ensemble. Mais il est important de permettre que l’équipement parte sans attendre vers les systèmes de santé », a précisé Ursula von der Leyen, qui a appelé à ne pas « prendre d’actions unilatérales » perturbant le marché unique.

 
 
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