Le nouveau patron de Proximus ne pourra pas passer directement chez KPN

La clause de non-concurrence du contrat de Guillaume Boutin lui interdit de travailler pour une société de télécommunications opérant en Belgique, au Luxembourg ou aux Pays-Bas pendant les 12 mois qui suivent son départ de Proximus. La société doit lui verser une année de salaire à titre de compensation pour activer la clause. La disposition ne couvre pas la France, dont le CEO est originaire et où il a longtemps travaillé.

La question s'était posée l'année dernière quand l'ancienne CEO de Proximus Dominique Leroy avait annoncé passer chez KPN. Le transfert aurait eu lieu immédiatement après avoir quitté Proximus. KPN avait finalement renoncé à l'engager après l'ouverture d'une enquête sur un éventuel délit d'initié commis par l'ancienne CEO.

Le contrat de Dominique Leroy lui interdisait de travailler pour un concurrent de Proximus en Belgique et dans les pays où l'entreprise réalise au moins 5% de son chiffre d'affaires, pendant un an après son départ. Elle aurait donc pu passer immédiatement chez KPN.

Proximus inclura dorénavant une clause similaire dans tous les nouveaux contrats de travail des membres du comité exécutif.

Le contrat du nouveau CEO prévoit aussi une "clause de récupération" qui permet de réclamer ou de retenir des primes en cas de fraude avérée sanctionnée par la loi.

 
 
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