Etats-Unis: les mesures sont entrées en vigueur, les européens ne peuvent plus entrer dans le pays

Etats-Unis: les mesures sont entrées en vigueur, les européens ne peuvent plus entrer dans le pays
AFP

Le président américain a annoncé mercredi la suspension pour trente jours de l’entrée aux Etats-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, à l’exception des citoyens américains.

« J’étais en Suède pour une semaine. Quand j’ai entendu parler de l’interdiction d’entrée, j’ai su que je devais partir immédiatement»: comme Mathilda Tennysdotter, de nombreux Européens ralliaient en catastrophe vendredi l’aéroport de Los Angeles avant la fermeture des frontières décrétée par Donald Trump.

Une mesure draconienne censée endiguer la pandémie de coronavirus, qui entre en vigueur à partir de vendredi 23h59 heure de la côte est (samedi 03h59 GMT).

«Ma mère m’a réveillée vers six heures du matin pour me dire ce que Trump venait de décider, que je devais partir tout de suite», raconte Mathilda Tennysdotter, 29 ans.

«Je vis ici à Los Angeles et comme je ne suis pas Américaine et que je n’ai pas la carte verte (de résident permanent, ndlr), je n’aurais pas pu revenir travailler à partir de demain», explique la jeune femme, qui pense que l’interdiction pourrait en réalité durer bien plus d’un mois.

Son périple de Suède jusqu’à Los Angeles n’a pas été de tout repos: train jusqu’à Helsingborg, ferry pour passer au Danemark «car le pont était fermé», taxi en catastrophe jusqu’à l’aéroport et avion jusqu’à Londres. «J’ai attendu treize heures à Londres pour pouvoir prendre un vol jusqu’ici», conclut-elle.

«Aucun contrôle»

A quelques heures de la fermeture des frontières avec l’espace Schengen, les contrôles à l’arrivée à Los Angeles semblaient étonnamment légers, ont déclaré à l’AFP plusieurs voyageurs.

«On n’a pas vu de masques, rien. Il n’y a aucun contrôle. Le seul bon côté, c’est qu’il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport, ça va vite», sourit Jean-Marie Demoor, touriste belge de 52 ans résidant en Espagne.

Un groupe d’amis danois venus faire du snowboard dans les montagnes californiennes a même trouvé les formalités de douanes et d’immigration «plus souples que jamais». Aucune question sur le coronavirus, pas de prise de température, aucune pression non plus pour ces touristes particulièrement détendus: «Nous sommes ici pour dix jours mais nous n’avons pas encore acheté nos billets pour rentrer, donc le retour est vraiment un gros point d’interrogation», s’amuse Janne Gartman, 31 ans.

Hormis des distributeurs de gel hydroalcoolique et quelques personnes — employés ou voyageurs — masqués et gantés, rien ne témoigne d’une psychose du coronavirus à l’aéroport de Los Angeles.

 
 
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