Thomas De Gendt s’interroge:«Il faudra garder la condition, mais en vue de quelle échéance?»

Photonews
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Thomas De Gendt a une nouvelle fois montré ses talents de spécialiste des échappées au long cours, samedi, lors de la dernière étape de Paris-Nice. Parti avec cinq autres coureurs après une vingtaine de kilomètres, le coureur de Lotto Soudal n’a été repris qu’à 3 bornes du but par le futur vainqueur de l’étape, Nairo Quintana. Les courses sont à présent en pause en raison du coronavirus. « Il faut travailler la condition, mais en vue de quelle échéance ? », s’interroge De Gendt.

Alaphilippe a été le dernier à suivre De Gendt avant de lâcher prise. « J’ai vu sur son visage qu’il était à bloc », a raconté le coureur sur le site de Lotto Soudal. « Je ne voulais prendre aucun risque et le lâcher. Ce n’était pas mon plan de lui donner un lift gratuit. Bien que je ne croyais plus en la victoire. Les forces fuyaient. Dans le groupe de tête, Bettiol et Paret-Peintre ne travaillaient pas et Perez n’était d’aucune aide en montagne. Finalement, nous étions trois (avec Nicolas Edet, ndlr) à travailler et après 150 km à l’avant, je le sentais dans les jambes. Je savais qu’à 3 km de l’arrivée, il me fallait une minute d’avance. Je ne les avais plus. Et Quintana est arrivé. C’était fini. Je rentre en Belgique avec un bon sentiment, mais curieux de savoir pour combien de temps. »

L’étape de samedi constitue la dernière course avant sans doute un long moment en raison du coronavirus. « Je suis très heureux que nous avons pu disputer Paris-Nice », a expliqué De Gendt. « Dans le cas contraire, nous ne nous serions pas entraînés aussi dur. Cela reste une chouette course, même avec un peloton réduit suite au forfait ou l’abandon de plusieurs équipes. Il y a eu de la bataille tous les jours. Regarde l’étape que Benoot a gagnée (vendredi) ou l’étape finale, dans laquelle la lutte pour la victoire a duré jusqu’à l’arrivée. »

De Gendt se montre compréhensif vis-à-vis des équipes qui ont renoncé. « Chaque équipe a fait son choix et chaque équipe respecte le choix des autres. Si les médecins de notre équipe avaient conclu que nous ne pouvions pas prendre le départ, nous ne l’aurions pas fait. Nous avons suivi toutes les consignes durant Paris-Nice. Au final, nous n’avons eu des contacts étroits qu’avec les membres de l’équipe, de sorte que le risque d’infection était minime. Espérons que la situation actuelle s’éclaircisse rapidement et que nous pourrons reprendre la compétition d’ici un ou deux mois. »

De Gendt et ses collègues vont à présent devoir garder leur condition. « Mais comment ? C’est la question », s’interroge De Gendt. « Nous devons en parler avec notre entraîneur. Ce qui est difficile, c’est surtout : travailler en vue de quelle échéance ? La mi-mai ? Les championnats de Belgique ? Le Tour de France ? C’est un peu bête d’atteindre un pic de forme à une date déterminée alors qu’il n’y a pas de perspective. Selon moi, le Tour aura lieu. C’est ce que je vise. »

 
 
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