Ecoles, transports en commun…: comment la Belgique s’organise face au coronavirus

D’importants changements bouleversent la Belgique dès ce lundi matin. L’évolution de la situation dépendra des développements de la maladie dans le pays.

Ecoles

La ministre francophone de l’Enseignement, Caroline Désir (PS), s’attend à ce que 10 % des élèves se rendent en classe. Chaque école devra organiser une garderie pour les enfants dont les parents travaillent dans le milieu médical, les enfants dont les parents travaillent dans des départements d’autorité (sécurité publique) et les enfants dont il n’est pas vraiment possible d’assurer une garde autre que par les personnes âgées.

Les crèches restent en effet ouvertes. Selon le SPF Santé, cela serait très dommageable pour le fonctionnement de notre société de supprimer toutes les possibilités d’accueil des enfants. Le conseil de rhume s’applique également au bébé. Le SPF Santé souligne qu’il n’est pas acceptable que les parents amènent un enfant malade à la crèche.

La ministre de l’Éducation Caroline Désir reviendra mardi avec des dispositions pour les questions pédagogiques : cours à distance ou pas (pour le secondaire par exemple), devoirs, déplacement d’épreuves…

SNCB

A l’exception de la SNCB, qui supprimera 90 trains en heure de pointe de et vers Bruxelles, l’offre de transports en commun devrait rester celle d’un lundi « normal », indique-t-on auprès des différentes compagnies de transport public. La demande devrait être beaucoup plus faible, cependant. De nombreux travailleurs resteront chez eux et les élèves déserteront trams, trains et bus.

Stib

A la Stib, « l’objectif est de maintenir l’offre normale, même si nous nous attendons à une demande beaucoup plus faible. Le but est de faire circuler des véhicules le moins chargés possible pour que les gens puissent conserver une distance sociale », a expliqué Françoise Ledune, la porte-parole de la société bruxelloise.

Dans la capitale, en Flandre comme en Wallonie, on déconseille cependant aux clients de se déplacer en heure de pointe et on demande également aux personnes présentant des symptômes suspects de s’abstenir de prendre les transports publics.

TEC

En Wallonie, l’offre des TEC sera « de type scolaire ». Rien de changé donc, même s’il y aura peu de monde. Comme à Bruxelles, il ne sera plus possible d’acheter un titre de transport directement auprès du chauffeur ni dans les 27 espaces TEC qui resteront ouverts. La montée à l’arrière est généralisée et un espace tampon sera assuré afin de préserver le chauffeur.

Mariages, enterrements…

Les mariages doivent être reportés, du moins ceux prévus d’ici le 3 avril. La seule exception est les enterrements qui peuvent être maintenus mais « en petit comité » et en rappelant « toutes les règles d’hygiène » nécessaires. Il est nécessaire de les organiser dans l’intimité, de respecter les règles d’hygiène en vigueur et de limiter les contacts, en évitant de se serrer dans les bras ou se serrer la main. C’est ce qu’a indiqué le SPF Santé publique ce vendredi.

>Écoles, voyages, réunions privées… : les réponses à vos questions sur le coronavirus

Restaurants, magasins…

Les restaurants des hôtels, comme tous les restaurants sont fermés, au grand dam des hôteliers. Le but est d’éviter des rassemblements de personnes au même endroit pendant un temps trop long. Certains restaurants restent toutefois ouverts pour des plats à emporter (soit livrés via un service de livraison, soit en venant les chercher sur place). Il en va de même pour les drive-in des fast-foods par exemple. Les friteries font partie des commerces qui pourront rester ouverts, du moins pour leur seule partie où la nourriture est immédiatement emportée. Les marchés continueront à être autorisés.

 
 
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