Coronavirus: les garderies des écoles wallonnes et bruxelloises quasi vides

Coronavirus: les garderies des écoles wallonnes et bruxelloises quasi vides
Belga

L’appel à garder les enfants à la maison pour endiguer l’épidémie de coronavirus semble particulièrement bien suivi lundi matin, s’est réjoui le cabinet de la ministre de l’Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) Caroline Désir (PS). Les taux de présence collectés jusqu’à présent dépassent rarement les deux à trois pour cent, tant à Bruxelles qu’en Wallonie. Les parents ont parfaitement intégré la consigne « laissez les enfants à la maison ».

D’après les premiers chiffres, entre zéro et dix enfants de primaire sont allés à l’école ce matin en Fédération Wallonie Bruxelles. Aucun en secondaire. Le message est bien passé, se félicite la ministre de l’Education Caroline Désir.

Allégement du dispositif en vue ?

A la Ville de Bruxelles, gros pouvoir organisateur, un premier recensement, sur la moitié des établissements, a trouvé… un seul élève dans les garderies du secondaire. « Et, en moyenne, quatre à huit enfants par école dans le fondamental », confirme-t-on au cabinet de l’échevine de l’Instruction publique.

A l’Athénée Charles Janssens, à Ixelles, la garderie est vide. Allégement du dispositif en vue ? Assurément, la direction attend les directives de la Fédération Wallonie Bruxelles. Au collège Saint-Pierre à Jette, même topo : aucun des 1.400 élèves inscrits en secondaire ne s’est présenté. « Et, en primaire, nous avons six enfants à la garderie, sur 500 », confirme Thierry Vanderijst, le directeur. « On va donc réduire le personnel mobilisé dans les prochains jours. Je ne suis pas étonné de voir les garderies vides : on a bien communiqué avec les parents, ces derniers jours. Avec les outils numériques, c’est plus facile à gérer que, par exemple, les grèves d’il y a vingt ans. »

Même constat à l’Athénée Jean Absil : 1.311 élèves inscrits, zéro à la garderie ce matin. « Je suis satisfaite de voir que les parents ont respecté les consignes, explique Caroline Pisonier, préfère de l’établissement etterbeekois. Mais je ne suis pas étonnée, nous avions écrit à tous les parents, vendredi, pour leur demander de nous faire part de leurs intentions. Et je n’avais reçu que des mails disant que les enfants resteraient à la maison. »

A l’école Clair-Vivre (fondamental à pédagogie Freinet), à Evere, une septantaine de parents avaient pré-inscrit leur enfant à la garderie, vendredi dernier. Une proportion plus importante que dans d’autres établissements, le site everois recensant 454 élèves. Mais, ce matin, une petite dizaine d’enfants à peine se sont présentés. « Et nous sommes en train de recontacter tous les parents qui s’étaient inscrits, pour voir s’ils viendront, finalement, ou s’ils ont pu trouver une autre solution, de garderie ou de télétravail ».

 
 
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