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Coronavirus: Etterbeek ferme ses parcs et aires de jeux

Le bourgmestre, Vincent De Wolf, a pris cette décision en concertation avec sa police. Objectif : éviter les rassemblements en plein air.

Journaliste au service Monde Temps de lecture: 2 min

C’est après en avoir discuté avec sa police que Vincent De Wolf a décidé de fermer les parcs et aires de jeux de sa commune. « Malgré les instructions qui ont été données, ce week-end, les policiers ont dû constater que les aires de jeux et de sport dans les parcs étaient toujours fort fréquentées, explique le bourgmestre (MR) d’Etterbeek. A peine avaient-ils le dos tourné que les rassemblements se reformaient. On ne peut pas demander à la police d’être là en permanence pour surveiller chaque site. »

Or, relève Vincent De Wolf, le conseil national de sécurité a interdit le 13 mars dernier, « les activités à caractère privé ou public, de nature culturelle, sociale, festive, folklorique, sportive et récréative ». Et la fréquentation des aires de jeux – une décision autour de laquelle un certain flou régnait, ce week-end, avant que les autorités fédérales ne confirment l’interdiction. Devant la difficulté à faire respecter cette mesure, le bourgmestre d’Etterbeek a donc décidé d’agir. « Je crains en outre que le phénomène de regroupement dans les parcs ne s’intensifie, vu la suspension des cours et l’arrivée des beaux jours. »

Le Cinquantenaire reste ouvert

Concrètement, sont visés par l’arrêté du bourgmestre « tous les parcs clos, bordés le plus souvent par des jardins privés ou par des habitations ». Le texte les liste exhaustivement, il s’agit notamment du jardin Jean-Félix Hap, des aires de jeu du parc Keith Haring, de la place Van Meyel et de l’église Saint-Antoine, des parcs du Paradis des Enfants ou du Mouchoir.

Pas de trace du Cinquantenaire et pour cause, il reste ouvert (jusqu’à nouvel ordre). « D’abord parce que je ne prendrais pas cette décision sans concertation avec Philippe Close. Ensuite parce qu’il s’agit d’un espace très ouvert, assez vaste », conclut Vincent De Wolf, qui « n’a pas pris cette décision de gaieté de cœur, mais pour tenter de contenir et d’atténuer la propagation du virus. »

Une mesure adoptée ce lundi par la ville de Paris, là aussi dans l’espoir d’enrayer la progression du virus.

 

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3 Commentaires

  • Posté par Coets Jean-jacques, lundi 16 mars 2020, 16:50

    N'était-ce pas lui qui, il y a une semaine, traitait la mesure prise par Olivier Maingain de grostesque et sans concertation ?! Nous étions encore au parc Josaphat ce dimanche, en famille. La police de Schaerbeek également. Aucune remarque, aucune remontrance, juste de la bonne humeur !

  • Posté par COURARD DIDIER, lundi 16 mars 2020, 16:18

    Et voilà... L'incroyable se produit dans un délire collectif.. Nous y sommes enfin ... dans une vraie dictature et le pire c'est à la demande de la population dont les cerveaux longuement et subtilement manipulés par les politiques et les scientifiques pendant des semaines réclament eux mêmes qu'on les mettent en cage. Se croyant ainsi en sécurité, ils se mettent alors à lyncher tous ceux qui osent braver l'interdit et conserver un peu de liberté de circuler et simplement de vivre un minimum peut-être leurs dernières heures.

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