Coronavirus: les parcs et jardins fermés à Paris, 600 policiers confinés en France

Coronavirus: les parcs et jardins fermés à Paris, 600 policiers confinés en France

Plus de 600 policiers faisaient en France l’objet d’une mesure de confinement par crainte d’une contamination au coronavirus, a-t-on appris lundi de source policière. Par ailleurs, les mesures se multiplient pour freiner l’épidémie de Covid-19 : les parcs et jardins seront fermés à Paris à partir de mardi et les services de secours en montagne déconseillent fortement les sorties dans les massifs, pour ne pas risquer de surcharger les urgences des hôpitaux.

L’accueil des commissariats est maintenu même si l’activité de certains services se trouve modifiée pour s’adapter au contexte épidémique.

« A ce stade, rien n’est modifié, on continue à accueillir les gens dans les commissariats », rapporte une source policière.

Sur les réseaux sociaux, la Police nationale a toutefois invité la population à privilégier ses plates-formes numériques pour les pré-plaintes ou les signalements pour une liste allant des cas d’atteintes aux biens ou aux personnes, de violences sexuelles ou sexistes, de fraudes à la carte bancaire, de signes de radicalisation, d’escroqueries ou malveillance sur Internet, de contentieux commercial ou encore de comportement illicite sur Internet.

« En cas d’urgence, continuez de composer le 17 », le numéro d’urgence, précise la Police nationale.

Parcs et jardins fermés à Paris

La mairie de Paris a elle annoncé lundi que les parcs et jardins de la ville de Paris seront fermés mardi pour une durée indéterminée afin d’« amplifier » les mesures visant à freiner l’épidémie du coronavirus.

Cette décision a été prise après les réactions suscitées par les images montrant de nombreux Parisiens massés dans des parcs pour y prendre le soleil alors que la France venait de passer au stade 3 de la lutte contre l’épidémie et avant de nouvelles décisions attendues d’Emmanuel Macron.

Les sorties dans les massifs déconseillées

« Soyons citoyens, différons nos loisirs ! », ont de leur côté appelé les services de secours en montagne. Ils déconseillent vivement les sorties dans les massifs, malgré d’excellentes conditions, pour ne pas risquer de surcharger les urgences des hôpitaux qui vont devoir faire face au coronavirus.

« L’idée est de limiter vraiment les urgences médicales. Quand on va chercher quelqu’un en montagne, souvent on le dépose à l’hôpital et il va occuper un lit », a déclaré à l’AFP David PetitJean, commandant la CRS Alpes (Grenoble, Albertville, Briançon et Nice).

Et « ce week-end, l’activité a été classique, on n’a pas senti de baisse », a relevé M. Petitjean. « Que chacun fasse son geste citoyen pour éviter d’engorger les hôpitaux, de les encombrer avec des montagnards ! »

« Chaque minute qui sera consacrée par les équipes médicales à un secours en montagne pourrait être retranchée à la prise en charge de l’épidémie Covid-19 en cours, et donc, in fine, très probablement au détriment d’un autre patient », a renchérit le PGHM de Chamonix Mont-Blanc.

« A partir de maintenant, chaque secours est potentiellement un secours de trop pour les services hospitaliers », a insisté le PGHM chamoniard, relayant le « message des médecins urgentistes qui sollicitent la responsabilité de chacun ».

 
 
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