Coronavirus - Des mesures insuffisantes pour les ouvriers de la construction en province de Liège

D'après le syndicat chrétien, les ouvriers sur chantier se plaignent notamment "de devoir covoiturer, de ne pas avoir de désinfectant ou de savon pour se laver les mains sur tous les chantiers, de l'absence aussi de moyens pour désinfecter les engins de chantier lorsqu'il y a un changement d'équipe, de la totale désinformation sur les cas suspects et de devoir partager les réfectoires avec un grand nombre de personnes".

De plus, au vu de ce qui se passe sur le terrain, "les informations ont-elles correctement circulé parmi les sous-traitants étrangers qui ne comprennent pas toujours la langue?", s'interroge la CSC.

Le syndicat déplore également que certains représentants du CPPT (Comité pour la prévention et la protection au travail, NDLR) ne soient pas informés et/ou concertés sur les mesures prises ou à prendre. "Certains sont empêchés d'aller sur les chantiers lorsqu'ils sont sollicités par des ouvriers pour vérifier les mesures de prévention mises en place", enchaîne-t-il.

En conclusion, la CSC-BIE Liège-Verviers demande que "le covoiturage ne soit pas autorisé, que les chantiers soient munis de sanitaires avec des produits pour se laver les mains (et la fermeture du chantier tant que ces mesures ne sont pas prises), mais aussi la désinfection des engins de chantier et autres véhicules, que les ouvriers soient confinés s'il y a des cas suspects, que les réfectoires soient munis de désinfectant et que les pauses repas soient décalées pour éviter une grosse affluence". Enfin elle appelle les employeurs à bien communiquer les mesures de prévention vis-à-vis des sous-traitants.

 
 
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