Coronavirus - Le secteur agroalimentaire doit pouvoir continuer son activité (Fevia, Boerenbond, FWA)

"Nous souhaitons rassurer les consommateurs belges: nos entreprises alimentaires disposent des réserves nécessaires pour continuer à offrir suffisamment de produits alimentaires et de boissons pendant la crise du coronavirus. Nos entreprises s'y attèlent 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Et ce en collaboration avec le secteur de l'agriculture et du commerce. En termes de sécurité alimentaire, il n'y a également aucune raison de s'inquiéter. Le coronavirus ne se transmet pas via l'alimentation, c'est ce qu'ont confirmé des organismes nationaux et internationaux", déclare Bart Buysse, CEO de Fevia, la fédération de l'industrie alimentaire belge.

"Toutefois, nous invitons les gouvernements fédéraux et régionaux a d'ores et déjà anticiper l'éventuel impact du coronavirus sur notre secteur", ajoute Sonja De Becker, présidente du Boerenbond, syndicat agricole flamand. "Nous demandons les mesures nécessaires pour garantir la disponibilité de la main-d'œuvre et préserver la libre circulation des produits agricoles et alimentaires. Les travaux dans les champs, l'approvisionnement et les services nécessaires à cet égard, la récolte, la collecte et la transformation des produits frais doivent être poursuivis afin de garantir l'approvisionnement alimentaire de manière optimale."

Fevia, le Boerenbond et la FWA (Fédération wallonne de l'agriculture) ont transmis aux différents gouvernements leurs priorités en vue d'un plan de continuité et demandent de porter une attention particulière aux défis suivants à court terme: "les entreprises agroalimentaires doivent pouvoir compter sur suffisamment de travailleurs dans la production. Tout comme pour le personnel soignant, nous devons aussi garantir aux travailleurs de la chaine agroalimentaire l'accueil d'urgence pour leurs enfants dans les écoles". Ensuite, "tant pour le transport de matières premières et de produits alimentaires que pour la libre circulation des travailleurs étrangers, il est important de garder les frontières ouvertes". Et la chaîne agroalimentaire de conclure: "nous devons pouvoir combler l'éventuelle pénurie de main-d'œuvre dans ces secteurs en faisant appel aux travailleurs disponibles, par exemple aux travailleurs d'autres entreprises en chômage temporaire ou aux étudiants. Bien évidemment, cela se limiterait aux tâches nécessitant des connaissances préalables limitées.

 
 
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