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Coronavirus: un virologue namurois a trouvé le moyen de multiplier les tests à l’infini

Le professeur Benoît Muylkens, virologue à l’Université de Namur, ressuscite une technique ancienne – issue de la chimie de base – pour détecter le Covid-19. Il met la technique à disposition de la planète scientifique.

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Chef du service Société Temps de lecture: 4 min

Il y a des promenades au jardin dont on peut se souvenir longtemps. Celle que le professeur Benoît Muylkens, virologue à l’UNamur, a faite dans le sien le 7 mars dernier est en tout cas de nature à apporter un fameux coup de pouce dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Ce matin-là, le virologue tente de s’aérer l’esprit, tout entier occupé par des préoccupations professionnelles. Il ressasse un problème : la Belgique est limitée dans sa capacité de diagnostic parce que les réactifs permettant d’identifier le virus au sein d’un prélèvement ne sont disponibles qu’en quantité limitée. Or, on le sait déjà à cette époque, la maladie est occupée à s’éteindre en Corée alors qu’elle flambe en Italie. Pourquoi ? Parce que la première fait partie de ces territoires avec un mécanisme de diagnostic très robuste, lui-même gage d’une prise en charge rapide de la maladie.

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18 Commentaires

  • Posté par De Cuyper Thierry, mercredi 1 avril 2020, 11:16

    Qu'est-ce qu'on attend me direz-vous ? Qu'on ait assez de ce fameux guanidinium thiocyanate-phenol-chloroform bien sûr. Et où le trouver ? Telle est la question !!!

  • Posté par Echement Marie-anne, dimanche 22 mars 2020, 19:28

    Bonne nouvelle! Pourquoi n’en parle t on pas dans les médias! Pourquoi des lors ne teste t on pas tout azimut les zones les plus touchées? Je ne comprends rien! ?

  • Posté par Szabo Bertrand, dimanche 22 mars 2020, 11:29

    "Multiplier les tests à l'infini" ? je ne suis pas certain que l'auteur de l'article ait bien compris ce qu'est une PCR... Enfin, ça vaut toujours mieux que les posts reçus.

  • Posté par Remacle Vincent, dimanche 22 mars 2020, 20:46

    Ouf on est déjà deux, L'info fait croire que l'on va se tester dans sa cuisine à certains. Ce que je ne comprends pas c'est qu'il semble du moins à leur actuelle qu'il est plus difficile de ce procurer des kits d'extraction (qui contiennent de la guanidine aussi) que de la polymérase. Ne parlons pas des sondes et des amorces car çà se synthétise à la chaine comme Mc Do fait des hamburger. Peut être que quelque Prime time scientifique aideraient la population à comprendre ce qu'est un dépistage..

  • Posté par Francois Jacob, mercredi 18 mars 2020, 21:47

    Bravo !!! Faire des tests massifs et rapides est vraiment essentiel. L'Europe devrait s'inspirer plus de ce qu'à fait la Corée du Sud. Comment va-t-on passer rapidement à une échelle massive, en Belgique, en Europe et dans le monde ? Est-ce que le comité scientifique qui conseille nos politiques demande suffisamment de mettre les moyens (européens?) pour exploiter cette innovation ? Est-il possible d'utiliser cette méthode avec des échantillons de salive fait à domicile (ce qui éviterait l'engorgement au niveau des prélèvements dans les hôpitaux) ? Merci au Soir de nous donner un suivi journalier sur l'exploitation de cette innovation importante !

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