Coronavirus - L'UCM demande des mesures supplémentaires pour éviter "un bain de sang social" (2)

La plupart des indépendants et chefs de PME "n'auront plus du tout de rentrées financières", s'alarme l'UCM, pour qui "il faut leur permettre de geler leurs dépenses."

L'organisation de classes moyennes juge qu'il ne serait "pas indécent en particulier de demander un effort aux banques, qui ont obtenu le soutien dont elles avaient besoin dans un passé récent". "Les prêts à court terme doivent être possibles à des taux d'intérêt réduits, surtout vu la mobilisation des outils publics pour accorder des garanties", insiste-t-on.

L'UCM demande en outre aux autorités un moratoire sur le remboursement des prêts publics, un moratoire sur le paiement des loyers privés payés par les entreprises et un moratoire sur le remboursement des prêts hypothécaires.

"Pour préserver la trésorerie des entreprises, les cotisations patronales et le précompte professionnel doivent être gelés, tout comme l'ensemble des taxes pesant sur l'activité économique", liste encore l'UCM, parmi les mesures demandées.

"Chacun doit prendre sa part de l'effort colossal demandé aujourd'hui à la population. Les salariés, les banques, les propriétaires, les actionnaires, les consommateurs... doivent se montrer solidaires des indépendants et des chefs de PME. C'est la condition du redémarrage économique quand la crise sanitaire sera derrière nous", estime enfin le président de l'UCM, Pierre-Frédéric Nyst, cité dans un communiqué.

L'organisation de défense des indépendants, le SNI, estime pour sa part que "les mesures exceptionnelles nécessitent une compensation exceptionnelle si nous voulons éviter la faillite de milliers d'entreprises."

"Nous aurons besoin du soutien du gouvernement fédéral et de ceux des entités fédérées (Bruxelles et Wallonie). L'organisation exige le non-paiement des cotisations de sécurité sociale et des impôts pendant un certain temps et une compensation pour les frais fixes courants, pendant la période où les entrepreneurs seront sans revenus", commente la présidente Christine Mattheeuws.

L'organisme souhaite en outre obtenir des éclaircissements sur les entreprises qui pourront rester ouvertes et celles qui ne le pourront pas vont aussi être exigés.

 
 
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