Coronavirus - Le secteur événementiel réclame des mesures spécifiques pour traverser la crise

Les associations du secteur ACC Belgium, BECAS, BESA, la fédération Febelux ainsi que plus de 2.600 "freelancers", représentant quelque 3.200 entreprises et 80.000 emplois, rappellent qu'ils sont fortement touchés par la crise du coronavirus. Tous les événements ont été annulés jusqu'à la fin du mois de juin et leurs collaborateurs se retrouvent au chômage temporaire, entraînant un important dommage économique.

Le secteur s'inquiète également de la reprise des activités, après la crise sanitaire, car il ne peut se remettre au travail "instantanément". Les entreprises doivent d'abord recommencer à planifier des événements "et il faudra deux ou trois mois avant qu'elles puissent entamer la mise en place et l'organisation", soulignent les acteurs sectoriels.

"Ce facteur retardateur fait que certaines entreprises du secteur ont dès maintenant un agenda vide jusqu'en septembre", poursuivent-ils. "Cela signifie également que la plupart des entreprises de notre secteur n'auront pas de revenus pendant six mois."

Le secteur réclame donc de nouvelles mesures de soutien, notamment la mise en place d'un fonds de secours, l'extension du chômage économique, la possibilité de réclamer la prime de nuisances prévue pour l'Horeca ainsi que 100% de déductibilité fiscale des événements pendant les exercices 2020 et 2021. Ils souhaitent également que les pouvoirs publics s'engagent à reporter les événements qu'ils ont commandés, sans les annuler.

Le secteur événementiel génère chaque année un chiffre d'affaires d'environ 1,5 milliard d'euros, soulignent ses acteurs.

 
 
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