Sebastian Coe, patron de l’athlétisme mondial: «Trop tôt pour décider de reporter les Jeux»

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Sebastian Coe, le président de Wolrd Athletics, la fédération mondiale d’athlétisme, estime qu’il est trop tôt pour décider d’annuler les Jeux olympiques de Tokyo, prévus du 24 juillet au 9 août.

Mardi, alors que l’UEFA (Union européenne de football) décidait de reporter l’Euro 2020 d’un an à cause du coronavirus, le CIO (Comité international olympique) estimait de son côté qu’il n’était « pas nécessaire de prendre des décisions radicales » à quatre mois des Jeux de Tokyo.

Sebastian Coe estime également qu’il est trop tôt pour prendre une décision quant à la tenue des JO 2020. « Ne prenons pas de décision précipitée alors qu’il nous reste quatre mois », a déclaré le Britannique à la BBC, se montrant toutefois flexible. « Mais s’il faut changer la date, on la changera. C’est possible. Tout est possible. La situation évolue d’heure en heure, ce n’est pas une décision qui doit être prise pour l’instant ».

« Le calendrier sportif est compliqué »

Le CIO s’est entretenu mardi avec les fédérations internationales des sports olympiques d’été. « Lors de cette réunion, personne n’a dit qu’on allait organiser les Jeux quoi qu’il arrive », selon Coe, qui rappelle les difficultés qu’engendrerait un report des Jeux.

« Reporter les JO d’un an semble une solution facile, mais les Mondiaux d’athlétisme auront lieu en 2021. Le calendrier sportif est quelque chose de compliqué, et ce n’est pas facile de reporter un événement d’un an. Nous avons reporté trois meetings de Ligue de diamant mais pas tous, car nous n’avons pas à prendre cette décision. Les choses changent très vite, il faut faire attention. On ne peut pas non plus retirer les sources de revenus des athlètes plus qu’il n’est nécessaire ».

Sebastian Coe se dit aussi conscient des difficultés rencontrées par les athlètes dans leur préparation. « Tout le monde devrait avoir les mêmes chances, mais dans les faits, ce n’est pas le cas », déclare Sebastian Coe au Times. « Certains athlètes ne peuvent pas s’entraîner, n’ont pas accès aux infrastructures. Nous essayons de les aider. Aujourd’hui si on vit en Italie, en Espagne ou en France, c’est compliqué ».

 
 
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