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Coronavirus: plus d’un demi-million de Belges en chômage temporaire

552.474 personnes étaient en situation de chômage temporaire, ce jeudi. L’accès à ce régime a été simplifié et étendu. Et l’indemnité, revalorisée.

Journaliste au service Politique Temps de lecture: 2 min

Chaque jour un peu plus ! Le nombre de travailleurs à l’arrêt ne cesse d’augmenter. Ce jeudi matin, l’Onem recensait 552.474 personnes en chômage temporaire. Un chiffre en progression constante depuis le début de la crise du coronavirus. Il était mardi de 400.000 environ.

Deux statuts perduraient jusqu’ici : le chômage temporaire pour force majeure et le chômage économique pour force majeure. La différence ? Le premier était réservé au personnel dans l’incapacité de travailler en raison du lockdown ; le second concernait les salariés des entreprises enregistrant une baisse de leurs activités en raison du ralentissement économique. Désormais, cette différence a été abolie, le temps de traverser la crise actuelle.

Cela signifie que l’indemnité de chômage est prise en charge par l’Onem, l’employeur restant libre de verser un complément au personnel à l’arrêt. Et le gouvernement fédéral vient d’ailleurs d’adopter une mesure supplémentaire. Le versement d’une indemnité minimale de 1.450 euros était déjà garanti pour toute personne ouvrant un dossier de chômage temporaire, avec un plafonnement de l’allocation à 70 % du salaire mensuel brut (au lieu de 65 %). Et ce jeudi, l’annonce relayée par le front commun syndical est tombée : l’Onem versera une indemnité complémentaire de 5,63 euros par jour aux personnes en situation de chômage temporaire.

Par ailleurs, l’augmentation du plafond salarial concerne également l’allocation « plancher ». Le montant minimum journalier passe donc de 51,62 à 55,59 euros. Soit une indemnité mensuelle de base de 1.445,36 euros.

Deux autres mesures complémentaires ont également été adoptées. Primo, le chômage temporaire en cas de force majeure sera « assimilé pour les vacances annuelles (pécule de vacances et durée des vacances), comme c’est déjà le cas pour le chômage économique », annoncent les syndicats. Secundo, « les conditions d’admissibilité au chômage économique (instaurées le 1er octobre 2016) sont supprimées ». Une personne qui n’a pas presté assez de jours de travail aura donc droit malgré tout à des allocations de chômage.

 

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