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Coronavirus: nous ne sommes pas égaux devant le confinement

Les inégalités déjà frappantes dans un contexte « normal » explosent dans les extrémités comme celles que nous traversons aujourd’hui.

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Editorialiste en chef Temps de lecture: 3 min

Pour expliquer le principe du confinement, je leur ai dit que c’était un peu comme dans la Belle au bois dormant. Pour que la princesse ne meure pas en se piquant au doigt, les fées ont pris la décision de l’endormir, elle et tous ses proches, pendant cent ans. Nous aussi, nous allons devoir prendre du repos, rester chez nous et un jour, tout comme le prince sauve la belle d’un baiser, nous pourrons nous embrasser à nouveau. » Ces mots de l’écrivaine Leila Slimani, Prix Goncourt pour Chanson douce ont suscité l’indignation. Pas tant pour ce qu’ils disent que parce que ce journal du confinement, publié par Le Monde, est écrit d’une grande maison dans la campagne normande et pas depuis les « trous de souris, (…) là où les gens souffrent », dit un internaute. Tandis qu’un autre ironise : « Salut les pauvres, comment ça se passe dans votre 15 mètres carrés à trois ? (…) On n’est pas bien là ? »

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10 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, mardi 24 mars 2020, 0:12

    Oh! Du calme! N'agressez pas Leila Slimani. Elle s'adresse à des enfants, et ce qu'elle dit pourrait également s'adresser à des enfants pauvres. Ceux-là aussi aiment les contes de fée. Ceci dit... il est évident (et on ne le soulignera JAMAIS ASSEZ!) que le confinement en grande maison confortable et bien chauffée, dans un environnement non violent et sans risque d'encore moins manger n'a rien à voir avec celui, horrible, des personnes qui vivent dans des taudis avec un salaire de misère et dans une atmosphère de violence. Il faut espérer que nos dirigeants (ainsi que les personnes les plus aisées de la population!) tireront la leçon de cette épreuve et lutteront dorénavant avec beaucoup plus d'énergie contre cette misère, qui devrait provoquer un sentiment de honte en chacun d'entre nous dans un pays aussi fabuleusement riche que le nôtre.

  • Posté par VINCENT Patrick, vendredi 20 mars 2020, 19:02

    En effet , nous ne sommes pas égaux en confinement , certains doivent vivre en appartement (voire flat/studio) sans terrasse , d'autres plus chanceux dans une villa 4 façades avec jardin

  • Posté par verlaeken anne, vendredi 20 mars 2020, 17:35

    Des personnes toujours plus nombreuses cumulent plusieurs formes de discrimination. Et comment le surmonter sachant que les montants de nos allocations sociales sont inférieurs au seuil du taux de pauvreté. Par exemple: les différentes catégories de revenus d'intégration octroyés par les Cpas: 639,27 € pour les cohabitant.e.s ( statut inique s'il en est), 958,91€ pour les isolé.e.s et 1295,91 € pour les personnes ayant au moins un enfant à charge. Il faudra qu'enfin, lorsque le virus aura été vaincu, cela devienne une vraie priorité pour les autorités de ce pays.

  • Posté par Moriaux Raymond, vendredi 20 mars 2020, 17:31

    Un jour, plus tard, il faudra s'interroger sur les histoires personnelles de ceux qui auront laissé leur vie dans cette misérable aventure. Qui étaient-ils, d'où venaient-ils, que faisaient-ils ...

  • Posté par verlaeken anne, vendredi 20 mars 2020, 17:14

    Merci, Madame Delvaux, pour la grande justesse de votre si nécessaire éditorial !

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