Euroveiling dénonce deux poids deux mesures entre les supermarchés et les fleuristes

Fleuristes, centres de jardinage et échoppes de marché sont tenus de fermer en raison des nouvelles mesures prises pour endiguer l'épidémie de coronavirus, avec sanctions et contrôles de police en cas de non-respect. Les supermarchés, eux, peuvent rester ouverts car ils vendent des produits alimentaires, donc vitaux, mais, selon Euroveiling, ils vendent encore tous de grandes quantités de fleurs et de plantes importées.

"Le commerce local, les centres de jardinage et les magasins de fleurs sont mis à l'écart à moins qu'ils commencent aussi à livrer des commandes via webshop. Mais les livraisons non groupées sont toujours déficitaires. Les petits magasins reçoivent donc des miettes et les grandes chaînes fonctionnent à plein régime", estime Roger Fierens, directeur d'Euroveiling, dans la lettre.

Normalement, la saison du secteur horticole local débute en ce moment. Cela représente plus de 50% de son chiffre d'affaires annuel. "Ils ne peuvent pas fermer, leur production est en cours de récolte et sera immédiatement détruite", regrette en outre M. Fierens.

Les coûts sont donc bien là, avec des producteurs qui doivent garder jusqu'à 4/5e de leur personnel, sans pour autant engendrer de revenus depuis des semaines. "C'est une catastrophe totale", souligne encore le directeur de la criée qui appelle les autorités à prendre des mesures pour soutenir le secteur.

Euroveiling, lui-même, travaille avec un effectif réduit.

 
 
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