Roberto Martinez, le sélectionneur des Diables rouges, est confiné en Grande-Bretagne: «Je m’inquiète beaucoup pour mes parents»

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Pour Roberto Martinez comme pour de nombreux citoyens du monde, l’heure est au confinement dans l’espoir que la propagation du coronavirus ne soit bientôt plus qu’un triste souvenir. C’est au Royaume-Uni que le sélectionneur fédéral est coincé, auprès de sa femme, écossaise, des proches de cette dernière et de leurs deux enfants. « J’y suis retourné samedi, je dois prendre soin de ma famille. Ce qui occupe mon esprit pour le moment, c’est comment cela va se passer pour eux. Le Royaume-Uni étant une île et la mer étant probablement la meilleure barrière, le coronavirus a mis un peu plus de temps pour arriver ici mais il est là. Les écoles sont désormais fermées et tous les scénarios, même les pires, sont envisagés », a confié, lors d’un Facebook Live organisé par nos confrères de Sporza, le Catalan, qui n’a donc pas la possibilité de rentrer en Belgique, son pays « d’adoption sportive », pas plus qu’en Espagne, sa patrie natale. Une situation qui le tracasse au plus haut point. « Je suis très inquiet par la situation là-bas, notamment pour mes parents qui ont la septantaine. J’espère qu’ils ne vont pas décéder plus tôt qu’ils ne le devraient car les jeunes ne prennent pas ça au sérieux, ce qui m’inquiète aussi. Pour le moment, mes parents ont trouvé des moyens de s’occuper, de rester en contact avec nous, mais la situation n’est pas finie car c’est sérieux. »

« Je regarde beaucoup d’anciens matches »

Roberto Martinez a le football dans le sang. Se rendre le long des terrains n’est plus possible, assouvir sa passion se fait désormais virtuellement. « Le monde du foot est mis sur pause et c’est une expérience bizarre. On n’a pas d’autre option que de rester à la maison en prenant conscience qu’on a une responsabilité sociale face à cet ennemi invisible qu’est le coronavirus », poursuit-il. « Mon quotidien, c’est un lever à 8 heures puis une vidéo-conférence pour laquelle je dois être encore mieux préparé que quand je rencontre les gens. Après, je regarde beaucoup d’anciens matches. Le foot s’est toujours joué à 11 contre 11 mais c’est intéressant de voir les différentes évolutions, avec un regard différent : pas celui de devoir préparer un match à gagner mais celui d’analyser une tactique pour le plaisir. J’invite d’ailleurs tous les fans de foot, joueurs et supporters, à profiter de cette période de confinement pour se replonger dans les archives, raviver des souvenirs. La situation n’est facile à vivre pour personne mais on doit se battre tous ensemble et on sera prêt quand la vie reprendra son cours. Et quand les championnats seront relancés. »

« Des contacts positifs »

Le contrat du sélectionneur fédéral prendra fin le 30 juin. Les discussions étaient avancées et l’Union belge avait prévu de communiquer à ce sujet lors du stage au Qatar, annulé. L’échéance du précédent contrat est inchangée mais le report d’un an de l’Euro chamboule malgré tout quelque peu les plans des différentes parties. « C’est un sujet important, sur lequel on se concentrait. Je ne parle pas de mon futur avec les joueurs, même si j’aurais bien le temps de le faire maintenant, mais les discussions avec les dirigeants étaient positives. Il y aura peut-être un peu de retard en raison des circonstances mais l’idée de base reste la même », confie-t-il. « On envisage toujours la suite sur du long terme. On a amené des jeunes vers l’équipe nationale, il y a un nouveau projet pour le site de Tubize. Je travaille toujours comme si j’allais encore être sélectionneur pendant 100 ans. »

Les retrouvailles avec les joueurs n’auront pas lieu dans le cadre de l’Euro mais de la Nations League, qui démarrera en septembre. « Ce seront des matches intéressants face à de très bons adversaires, que sont l’Islande, l’Angleterre et le Danemark. Et cela nous permettra de bien préparer le début des éliminatoires pour la Coupe du monde 2022, en mars, mais aussi l’Euro de juin 2021. Ces perspectives me font dire qu’on ne doit pas craindre un départ à la retraite de quelques joueurs, pas plus qu’une éventuelle baisse de niveau du groupe », promet Roberto Martinez.

 
 
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