Coronavirus: la Belgique ferme ses frontières sauf pour le fret ou un motif «essentiel»

La Belgique a décidé vendredi de fermer ses frontières pour tout déplacement « non essentiel » afin d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem.

Concrètement le trafic du fret et des camions reste autorisé, ainsi que le retour de l’étranger des ressortissants belges, a précisé le ministre. La décision, a-t-il souligné, a été prise à l’issue de « contacts intensifs » avec les cinq pays concernés : France, Allemagne, Pays-Bas, Luxembourg et Royaume-Uni.

Des contrôles et des sanctions

Des contrôles sont organisés depuis vendredi, à 15h00, aux postes-frontières du pays pour détecter les déplacements jugés non-essentiels dans le cadre des mesures de confinement liées à la lutte contre la propagation du coronavirus. Les déplacements vers les résidences secondaires sur le territoire belge sont par ailleurs interdits, a annoncé le cabinet du ministre de l’Intérieur Pieter De Crem.

« Les voyages touristiques vers la Belgique, en particulier sont interdits et les contrôles aux frontières seront désormais d’application », a affirmé le cabinet du ministre.

Selon M. De Crem (CD&V), chaque infraction sera strictement sanctionnée. Le Comité fédéral de Coordination (COFECO) dirigé par le Centre de crise est chargé d’exécuter ces mesures.

Interdiction d’aller dans sa résidence secondaire

« Tout déplacement vers les résidences secondaires en Belgique est également interdit. la police fédérale et les zones de police locale sont chargées de l’application de cette mesure », a précisé le ministre de l’Intérieur.

Les contrôles seront effectués tant sur les voies routières que dans les ports, aéroports et gares d’arrêt des trains internationaux, a précisé le commissaire général de la police fédérale, Mark De Mesmaeker, lors d’un point presse.

Ces nouvelles mesures ont été prises après que des signaux venus du terrain, notamment des gouverneurs, ont indiqué que de nombreux touristes se rendaient à la Côte et en Ardenne notamment. « Elles doivent être suivies à la lettre pour qu’on ne doive pas en prendre de plus strictes », a rappelé le directeur général du centre de crise Bart Raeymaekers.

Des amendes et/ou la prison

Les sanctions en cas de non-respect de ces mesures peuvent aller jusqu’à 4.000 euros d’amende et/ou trois mois de prison, a précisé le commissaire général de la police fédérale. Pour simplifier les contrôles, la police demande aux travailleurs transfrontaliers de se munir d’une attestation de leur employeur pour justifier tout déplacement essentiel.

 
 
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