Coronavirus - Les marchands de journaux réclament une prime pour les magasins qui ferment

Le Conseil national de sécurité a décidé plus tôt cette semaine de fermer tous les magasins non essentiels mais les magasins de journaux, entre autres, ont été autorisés à rester ouverts.

"Lorsque les autres canaux de distribution de la presse sont compromis par des pénuries de personnel ou des mesures gouvernementales, c'est au marchand de journaux de remplir ce rôle crucial", souligne Yannick Gyssens, président de Perstablo.

"Les gens ont soif de bonne information et de bonne communication en ces temps. Les gens ont droit à l'information en tout temps, surtout lors d'une pandémie comme celle-ci", poursuit l'intéressé.

Selon un sondage réalisé auprès des affiliés de Perstablo, il ressort que 61 pc des magasins resteront ouverts aussi longtemps que possible. Seuls 6 pc ont directement fermé leur commerce. "Les marchands de journaux prennent une série de précautions qui vont des écrans de plexiglas au paiement sans contact et à la politique d'un client", explique Yannick Gyssens.

"Lorsqu'un magasin décide de fermer, par exemple, pour ne pas mettre en danger le personnel ou éviter tout contact avec des groupes à risque, il n'y a pas de filet de sécurité financière fourni par le gouvernement. Alors que d'autres secteurs peuvent compter sur une prime, ce n'est pas le cas pour les marchands de journaux", dénonce le président de Perstablo.

Toujours selon le sondage, 21% des commerçants interrogés fermeraient si un tel filet existait. "Nous avons donc entrepris les démarches nécessaires avec les autorités compétentes afin obtenir une telle prime", conclut Yannnick Gyssens.

 
 
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