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Coronavirus: la machine à coudre, nouveau symbole de la solidarité

Dans tout le pays, on coud des masques. Des couturiers professionnels et des citoyens volontaires surfilent au point zigzag. Des stocks, cousus à la bonne volonté, pour les professions non médicales.

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Cheffe Bruxelles Temps de lecture: 5 min

Les traits de ciseaux sont secs et rapides, les carrés blancs s’empilent. Deux par deux, ils passent sous les aiguilles, scellés par les bords. Retournés sur eux-mêmes, ils ont ensuite droit à quatre piqûres, qui font la fronce. « Puis l’élastique, et c’est fini », sourit Lahcen Aitelmaati, sous son masque. Jusqu’à mercredi dernier, la spécialité du couturier au gilet stylé, c’étaient les costumes, griffés Degand. Avec le confinement, l’atelier de l’avenue Louise a dû éteindre ses machines et contraindre ses équipes au chômage économique. Jusqu’au coup de fil de Philippe Close, soucieux de soutenir le personnel des maisons de repos, les policiers, les ouvriers de la voirie, les gardiens de la paix de la Ville de Bruxelles, en les équipant de protections. A la question « Tu peux coudre des masques ? », Pierre Degand a répondu oui, et lancé un appel à l’équipe. « Qui s’est spontanément portée volontaire », insiste le patron.

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