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Coronavirus: en dehors de la nourriture, les chauffeurs routiers n’ont plus grand-chose à transporter

Le secteur est pour une grande partie à l’arrêt. L’activité est concentrée autour de l’approvisionnement des grandes surfaces. Les craintes sont élevées.

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Ce que l’épidémie a changé pour le secteur du transport routier ? « Il n’y a plus un seul secteur, il y en a deux », constate d’emblée Michaël Reul, président de l’Union professionnelle du transport routier (UPTR). « Il y a ceux qui travaillent beaucoup pour approvisionner les grandes surfaces et les commerces alimentaires. Leurs camions roulent énormément entre les entrepôts et les magasins. Et il y a tous les camions qui roulaient pour les secteurs industriels et qui sont aujourd’hui à l’arrêt. Il n’y a pas de juste milieu ». Pour continuer d’approvisionner les grandes surfaces et éviter la pénurie, « le ministre de la Mobilité François Bellot a obtenu une tolérance (par rapport à la réglementation européenne, NDLR) en matière de temps de conduite : les chauffeurs peuvent rouler quatre heures de plus par semaine, et six heures sur deux semaines. Mais les heures supplémentaires sont payées 150 %, voire 200 % le dimanche. Ce surcoût va être répercuté sur les clients.

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