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La carte blanche de Milo Rau: «le coronavirus, le libéralisme autoritaire et la révolte des superflus»

Milo Rau travaille actuellement sur la pièce de théâtre « Antigone en Amazonie ». Depuis le 9 mars, il était en répétition au Brésil. A cause du coronavirus, lui et son équipe ont dû interrompre le projet. Il livre ses craintes pour la survie de la démocratie brésilienne, de l’environnement et des peuples d’Amazonie, qui seront durement touchés par cette crise planétaire.

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Jusqu’à jeudi dernier, nous répétions à Marabà – une ville brésilienne située sur les contreforts sud de l’Amazonie – une nouvelle version de l’Antigone de Sophocle avec des indigènes et des militant.e.s du mouvement des sans-terre. L’« état d’urgence de l’âme » – pour reprendre l’expression employée par Alexander Kluge lors d’un entretien – déclenché par le coronavirus, semblait quelque peu surréaliste en Amazonie. « Pratiquement rien ne vient jusqu’à nous », avait placidement commenté la directrice de la section locale du mouvement des sans-terre, « donc cette maladie ne viendra pas non plus ».

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