Coronavirus: les mesures de confinement offrent un nouveau souffle à la qualité de l’air en Europe

Coronavirus: les mesures de confinement offrent un nouveau souffle à la qualité de l’air en Europe
Belga

La pollution de l’air a fortement diminué en Europe ces derniers jours, en particulier dans les grandes villes où un confinement a été mis en place afin d’endiguer la propagation du nouveau coronavirus, selon une étude de l’Agence européenne de l’Environnement (AEE) publiée mercredi. Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) ont ainsi été divisées par deux à certains endroits, grâce notamment à la réduction drastique de la pression automobile.

D’après les analyses de l’Agence européenne pour l’environnement, qui a examiné la qualité de l’air de 3.000 sites à travers le Vieux continent, des baisses entre 40 % et 55 % ont été enregistrées la semaine dernière à Barcelone, Madrid et Lisbonne.

La quantité de dioxyde d’azote mesurée à Milan au cours des quatre dernières semaines était par ailleurs inférieure d’un quart à celle d’il y a un an, tandis qu’elle était jusqu’à 35 % moindre à Rome. La semaine dernière, 47 % de dioxyde d’azote en moins ont en outre été émis dans la ville de Bergame, elle aussi durement affectée par la crise sanitaire.

400.000 décès prématurés en Europe chaque année

« Les données de l’AEE donnent une image précise de la baisse de la pollution atmosphérique, notamment en raison de la réduction du trafic dans les villes », a commenté le directeur exécutif de l’AEE, le Belge Hans Bruyninckx. « Cependant, pour résoudre les problèmes de qualité de l’air à long terme, il faut des politiques ambitieuses et des investissements tournés vers l’avenir. En tant que telle, la crise actuelle et ses multiples impacts sur notre société vont à l’encontre de ce que nous essayons de réaliser, à savoir une transition juste et bien gérée vers une société résiliente et durable », a-t-il ajouté.

L’exposition au dioxyde d’azote peut provoquer des troubles respiratoires, des crises d’asthme et un risque accru d’infections. Plusieurs experts ont d’ailleurs averti que les citoyens souffrant de maladies respiratoires pourraient être davantage vulnérables au Covid-19. A l’heure actuelle, il n’est toutefois pas clair si l’exposition continue à la pollution atmosphérique aggrave la condition des personnes atteintes du coronavirus, a indiqué l’AEE, soulignant que des recherches épidémiologiques supplémentaires étaient nécessaires pour répondre à ces questions.

La mauvaise qualité de l’air provoque chaque année environ 400.000 décès prématurés en Europe, d’après l’AEE.

 
 
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