Le masque de plongée Décathlon transformé en masque de protection par la VUB

Au vu de l’urgence sanitaire, il s’agit de proposer aux hôpitaux une solution pragmatique de secours si les FFP2 ou visières de protection venaient à manquer. Exemple ici avec l’une des conceptrices du projet, le Dr. Benedicte Geniets, anesthésiste à Anvers.
Au vu de l’urgence sanitaire, il s’agit de proposer aux hôpitaux une solution pragmatique de secours si les FFP2 ou visières de protection venaient à manquer. Exemple ici avec l’une des conceptrices du projet, le Dr. Benedicte Geniets, anesthésiste à Anvers.

Le masque de plongée Décathlon inspire les chercheurs belges. Samedi, l’ULB et l’hôpital Erasme annonçaient avoir mis au point un appareil respiratoire en détournant le masque de snorkeling du vendeur d’articles de sport. Ce lundi, la VUB annonce à son tour avoir mis au point un outil médical à partir du masque de plongée appelé « Easybreath ». Cette fois, c’est un masque de protection.

« Il vise à pallier la pénurie actuelle de masques dans les hôpitaux pour faire face au Covid-19 » écrit l’université. « Il s’agit d’une solution alternative de masques d’urgence basée sur un masque de plongée (Décathlon) qui est relié à un filtre via un connecteur en plastique. »

Le projet, porté par Albert De Beir, un chercheur en ingénierie robotique de Brubotics (VUB), se veut « une solution d’urgence simple et pragmatique » si la pénurie de masques FFP2 venait à se prolonger. Le masque de type FFP2 est utilisé par le personnel médical en première ligne.

Couvre tout le visage

Pour filtrer l’air respiré par le soignant, un filtre médical est connecté à l’adaptateur plastique. Ce type de filtre est généralement utilisé pour filtrer les bactéries et les virus des dispositifs respiratoires.

« Un des avantages majeurs de ce masque est qu’il couvre la totalité du visage. Il remplit donc également le rôle de visière de protection qui semble aussi cruellement manquer. De plus sa surface peut être facilement nettoyée. »

L’université ajoute : « Moins confortable qu’un masque FFP2, son utilisation serait préférée pour de courts actes techniques ponctuels aérosolisants tels que l’intubation. »

500 pièces

« Actuellement nous produisons les 500 premiers connecteurs que nous distribuerons dès cette semaine dans les hôpitaux qui ont déjà confirmé leur besoin pour ce type de solution de secours », indique Albert De Beir. L’hôpital d’Anvers s’est déjà fourni auprès du professeur et pourrait les utiliser dès cette semaine.

Endo Tools Therapeutics (une spin-off de l’ULB basée à Gosselies) s’occupe de produire les pièces en plastique. Le plan 3D du connecteur sera prochainement publié en « open source » afin d’aider les pays qui en auraient besoin dans leur propre lutte contre le coronavirus.

 
 
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