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Coronavirus: «Tout fout le camp! Tant mieux, tant pis ou danger?»

Les discours tenus hier par la gauche et par la droite ne sont plus du tout les mêmes aujourd’hui. Dénués de toute autocritique, ces virages idéologiques ne sont qu’un artifice.

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

A la fin que restera-t-il ?

Depuis un mois, les impératifs, les interdictions, les dogmes s’écroulent les uns après les autres. Le pacte de stabilité ? Out ! Les critères de Maastricht, la barre des 3 % de déficit et de 60 % de dettes par rapport au PIB à ne pas dépasser : envolés !

Des entreprises massivement renflouées par l’Etat : hier, condamné en tant qu’atteinte gravissime à la libre concurrence non faussée, aujourd’hui, accepté et même applaudi.

Le parlement allemand, qui l’eût cru, vote à la quasi-unanimité l’autorisation de creuser les déficits publics et, dans la foulée, décide l’augmentation budgétaire la plus considérable de l’histoire du pays.

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8 Commentaires

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 31 mars 2020, 8:12

    En lisant cette chronique, j'entends le son de la voix de Mr Kahn.Son sens de l'ironie , son expérience et sa culture ont permis de faire le point exactement au moment où les décideurs sont déshabillés face à tous ceux que l'on cache souvent sous le tapis. Cela laissera des traces.

  • Posté par Marlier Jacques, mardi 31 mars 2020, 3:01

    Je ne comprends pas bien les réactions des lecteurs ci-dessous. Il me semble en effet que l'auteur de l'article ne charge pas plus la droite que la gauche et, inversement, pas plus la gauche que la droite. Il me parait considérer les deux! camps comme de parfaites girouettes.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 30 mars 2020, 20:05

    Mathieu Decroix, on en reparlera peut-être dans quelques jours à peine au sujet d'un pays "bien libéral", les USA. Votre comparaison ne tient pas debout. Les libéraux accusent souvent les sociaux-démocrates d'être dogmatique. Vous en tenez une fameuse couche vous même.

  • Posté par Pasque Roger, lundi 30 mars 2020, 16:53

    C’est un fait qu’on n’entend plus les chantres de l’antiétatisme, ceux qui voulaient privatiser à tout va et notamment les soins de santé : ils ont déjà suffisamment sévi en Belgique, ces libéraux obsessionnels qui ont réussi à dégrader l’offre de santé avec leurs mesures où la sottise le dispute à la cupidité. L’obligation pour certains patients précaires d’avancer les frais de santé remboursés dans une certaine mesure et après un délai parfois insupportable pour les petits revenus a veu pour résultat que des personnes repoussent les soins nécessaires dans l’obligation de choisir entre se nourrir ou se soigner ( surtout en fin de mois ). L‘honnêteté commande d’associer dans cette gestion désastreuse certains socialistes convertis au blairisme qui n’est jamais qu’une version hypocrite du thatchero-reaganisme : on voit les limites de toutes ces restrictions aujourd’hui où l’on est obligé dans certains hôpitaux, faute d’équipement, de choisir les malades que l’on va soigner et ceux qui n’auront qu’à compter sur leur bonne fortune pour échapper au trépas. Souvenons-nous tout de même qu’une des grandes prêtresses de l’exigence de rentabilité par la compression des coûts et le renchérissement de l’offre dans le domaine des soins de santé ( comme pour une vulgaire entreprise ), la calamiteuse Maggie De Block, est toujours ministre. Ce seul fait aurait dû dissuader des députés soucieux de leurs concitoyens d’accorder un blanc-seing au gouvernement bien coloré libéral et donc responsable et complice des temps difficiles que vivent les soignants au sens large.

  • Posté par DECROIX MATHIEU, lundi 30 mars 2020, 14:18

    Ce chroniquer confond beaucoup de chose à la fois, car « le Libéralisme » n’est forcément « la droite », ni non plus « le mercantilisme ». S’il pense (en filigrane) que c’est bien la faute du libéralisme, alors je lui réponds que c’est bien dans l’ADN du libéralisme de vouloir l’intervention de l’état en « temps de guerre, même auprès des entreprises (c’est son rôle « régalien de faire tourner l’appareil productif pour protéger la population »). A ça demande j’ai de nombreux ouvrages à lui communiquer sur le sujet s’il le souhaite. Enfin, au lieu de mettre cela sur le dos de la mondialisation et du méchant et crédule libéral ( à ne pas confondre avec cupidité je le répète), ne serait-on pas en droit de se poser la question suivante, mais je l’avoue plus complexe et moins populaire aux yeux du grand public en Europe: « Comment se fait-il qu’avec des telles prélèvements obligatoires depuis des décennies, je rappelle LES PLUS IMPORTANTS du monde, nos états européens ne sont pas capables de donner un système de santé adéquat à la situation actuelle alors que d’autres pays plus libéraux (Singapour, Australie, Canada) semblent pour l’instant moins frappés que nous ? Verre à moitié plein et vide, n’est-ce-pas…. ;)

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