Les grèves dans les supermarchés «pourraient faire tache d’huile»

Les grèves dans les supermarchés «pourraient faire tache d’huile»

Des travailleurs de la grande distribution ont décidé de débrayer car ils souhaitent de meilleures compensations pour leurs efforts de crise. Les syndicats sont débordés. L’ensemble du secteur menace de s’embraser. Après l’échec des négociations du front commun syndical avec Comeos, la fédération du commerce organisé, pour obtenir des compensations sous forme de congés supplémentaires et de primes financières, les syndicats sont donc partis négocier enseigne par enseigne.

C’est dans ce contexte que le personnel des Delhaize intégrés Flagey (Ixelles), Westland (Anderlecht) et Veeweyde (Anderlecht également), ainsi que celui de Jambes, a décidé de débrayer ce mercredi. Pour Myriam Delmée (Secta) ce mouvement social est une « réaction bien compréhensible. Il faut comprendre que nous sommes dans une situation émotionnelle importante. Des accords peuvent sembler corrects. Mais ils sont considérés comme insuffisants par les travailleurs, tant ils en ont marre et ont l’impression d’être méprisés en termes de sécurité et de santé. Ils estiment ne pas avoir eu le respect nécessaire pendant plusieurs semaines. »

Un mouvement qui pourrait s’étendre à tout le pays jeudi.

Préavis de grève à la police fédérale

Dans le même temps, trois syndicats (SLFP, CSC et SNPS), ont donc déposé un préavis de grève auprès du ministre de l’Intérieur Peter De Crem (CD&V) pour montrer leur mécontentement quant à l’absence de matériel de protection pour les policiers.

Ils souhaitent que l’autorité revienne sur son point de vue et admette que le personnel policier est bien une catégorie professionnelle prioritaire, pour bénéficier d’un équipement suffisant. Si les mesures adéquates ne sont pas prises, les syndicats annoncent une grève qui prendra cours le 12 avril à minuit et se terminera une semaine plus tard.

Le virus se propage moins vite

Enfin, comme chaque jour, le Centre de crise et le SPF Santé publique ont communiqué sur l’évolution et la propagation du coronavirus dans notre pays. « La force de l’épidémie diminue peu à peu. C’est évidemment trop tôt aujourd’hui pour faire des prédictions et savoir quand aura lieu ce pic ou cette stagnation » a cependant précisé l’orateur Emmanuel André. « Le nombre de personnes hospitalisées reste très élevé. Il faut absolument respecter les mesures de protection. »

Au cours des 24 dernières heures, le coronavirus en Belgique a fait 123 décès de plus et 560 personnes supplémentaires ont été hospitalisées. Au total, 4.995 malades sont pris en charge dans les hôpitaux, dont 1.088 aux soins intensifs. Une augmentation de 67 unités par rapport à la situation de mardi. À noter également que 834 patients ont besoin d’une assistance respiratoire. 54 % des lits de soins intensifs disponibles pour des patients Covid-19 sont actuellement occupés. 1.032 lits sont encore disponibles et « des solutions sont cherchées pour augmenter encore cette capacité » a également précisé Emmanuel André.

 
 
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