Le Belgo-Marocain Ali Aarrass a été libéré au Maroc

Ali Aarrass
Ali Aarrass - DR.

C’est fait, comme prévu et tant attendu par ses proches, le Belgo-Marocain Ali Aarass a été libéré au Maroc ce matin, après une douzaine d’années passées en prison, souvent en isolement. Nous avons pu joindre sa sœur Farida, pour l’instant à Melilla, une enclave espagnole sur le sol marocain où vit leur père, qui confirme la nouvelle : « Je viens de lui parler au téléphone pour la première fois hors de sa prison à Tiflet, avec mon père à mes côtés qui tremblait et pleurait. La conversation fut brève car, avec une amie, ils filaient directement à l’ambassade belge de Rabat pour qu’il puisse se faire faire un passeport. L’ambassade était au courant et doit les attendre. Je suis très émue ! »

Ali Aarrass pourra-t-il revoir les siens rapidement ? L’enclave de Melilla, dans le nord du Maroc, est hermétiquement fermée pour cause de coronavirus. « Nous espérons que l’ambassadeur de Belgique réussira à obtenir une exception pour le cas d’Ali, d’autant que notre père est fort malade », ajoute Farida Aarrass. En ce cas, il pourrait partir aujourd’hui même pour Melilla.

Rappelons qu’Ali Aarrass avait été condamné pour « trafic d’armes pour un réseau terroriste » à douze ans de prison au Maroc en 2011 après un procès qualifié d’« inique » par Amnesty International. La seule preuve de l’accusation à l’époque : des aveux arrachés sous la torture, torture attestée par un rapport des Nations unies. C’est l’Espagne qui avait extradé Ali Aarrass en 2010 après l’avoir arrêté deux ans plus tôt et après pourtant qu’une enquête du fameux juge Baltazar Garzon avait amené la justice espagnole à prononcer un non-lieu.

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