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Repenser l’après-coronavirus: le risque des crises, c’est que triomphe l’irrationnel

De chaque catastrophe, on se promet de tirer les (bonnes) leçons. Mais l’histoire nous montre qu’il y a souvent loin de la coupe aux lèvres…

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Chef du service Forum Temps de lecture: 3 min

L’homme est l’être des lointains. Il se projette tantôt dans le passé, par le souvenir, tantôt dans l’avenir, par le projet. Cette capacité à se décentrer, à s’abstraire du présent permet, par la rêverie, l’espérance ou l’utopie, de supporter l’époque lorsque celle-ci devient catastrophique.

À chaque crise majeure, un monde de certitudes s’effondre, dévoilant l’envers du décor, et avec lui, notre naïveté, notre cécité, notre cupidité. Comme le notait Régis Debray dans Du bon usage des catastrophes (Gallimard 2011), la catastrophe est à ce titre un révélateur. Mais elle a aussi valeur de pédagogie : « Elle nous enjoint de tirer des leçons qui s’imposent et de rectifier le tir à chaque fois que se découvre une négligence ou une faute de notre part ».

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1 Commentaire

  • Posté par Marlier Jacques, samedi 4 avril 2020, 23:51

    <Repenser l’après-coronavirus: le risque des crises, c’est que triomphe l’irrationnel> Souvenons-nous notamment du passage du régime du Schah en Iran à celui au moins aussi liberticide des ayatollahs, ou le remplacement des excès du tsarisme par ceux de Staline.

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