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Repenser l’après-coronavirus: tous prêts à repartir sur les chapeaux de roues?

Notre monde de vitesse et d’hypermobilité a été stoppé net à cause d’un virus microscopique. Le moment de se demander si nous allions dans la bonne direction…

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 6 min

Et soudain le monde s’arrêta. Les transports en commun en hibernation, les automobiles en glaciation, le trafic aérien en mode Eyjafjallajökull – le volcan islandais qui en 2010 avait mis à terre tout ce qui vole au nord de l’Atlantique ? Avec le confinement, fini de rire, fini de sortir.

Alors que rien ne semblait pouvoir faire obstacle à notre société faite de déplacements incessants et de vitesse, où la mobilité – physique, professionnelle, de loisirs, de communication – est devenue une vertu cardinale, la voilà stoppée dans ses élans. L’injonction perpétuelle à la mobilité remplacée le temps d’une crise par une injonction à l’immobilité. Immobilité certes ; mais toujours connectée…

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8 Commentaires

  • Posté par Van Obberghen Paul, dimanche 5 avril 2020, 15:38

    C'est l'éternelle équation insoluble de la décroissance, idée véhiculée principalement par les écologistes pour "sauver la planète". L'Homme, on ne sait pas mais la planète (sans l'homme donc), c'est plus important. Certes. Mais la décroissance, même controlée, est une spirale qui mène innéluctablement à la faillite des états par manque de ressource: on produit moins, donc il y a moins de bénéfices et moins d'impôts à collecter. On investit moins ou plus du tout (dans la recherche, par exemple) et on emploie moins de personnel. Il y a donc de en plus plus de gens au chômage qu'il faut bien payer. Comme on vieillit plus longtemps, il y a plus de pensions à payer. Pour "compenser" les pertes en personnel dans le secteur privé, les états poussent le secteur publique dit "non marchand" qui produit des services certes mais pas de richesse. Ayant de moins en moins de resources émanant de l'impôt, les états s'endettent jusqu'à finalement faire défaut. Et c'est là que ça devient vraiment moche. Les pensions et le chômage ne sont plus payés (ou fortement diminués), les soins de santé ne sont plus remboursés (ou très peu), les fonctionnaires ne sont plus payés (ou de moins en moins). C'est la spirale déflatoire qui se termine innéluctablement par le crash, en général, la guerre civile. Avec le peuple affamé et désoeuvré qui s'attaque à tout ce qui ressemble à un peu de richesse restante. Votre maison envahie et vous tué pour un boût de pain, une boîte de conserve. Une telle décroissance ne peut s'envisager qu'avec la disparition quasi-instantanée d'une partie significative de la population terrienne. Par exemple, 1 milliards d'individus. Là, tout de suite. De préférence les plus âgés, ceux-là qui coûtent le plus cher à la société. Disons, tous les plus de 55 ans (j'en ai 57, donc zou, euthanasie pour moi aussi). Peut-être qu'un autre virus s'en chargera, mais fera-t-il le tri? Faut-il l'espérer? Evidemment non. Le fait est que nous sommes condamnés à la croissance. Le tout est de maintenir une croissance soutenable et donc lente. A vrai dire, c'est déjà le cas pour la lenteur. La population terrestre continue d'augmenter, mais si le rythme semble ralentir, ça n'est de toutes manières pas assez. Il est l'heure d'être intelligent et créatif.

  • Posté par Ask Just, dimanche 5 avril 2020, 15:56

    Vous êtes tres caricatural et ce qui est excessif est insignifiant. Personne de sérieux ne propose de retourner à l'âge de pierre. Personne de sérieux par contre ne peut prétendre à l'inverse qu'une croissance matérielle infinie est possible dans un monde fini. Il faut donc inventé une croissance moins matérielle et plus circulaire. Ne me dites pas que c'est impossible, car en vous suivant, aucune des licornes de la bourse ( c'est compagnie qui vendent de la distraction numérique) n'existerait aujourd'hui

  • Posté par Ask Just, dimanche 5 avril 2020, 13:20

    Bon article qui met bien évidence l'inévitable volonté de "revenir à la situation initiale". Cependant, le côté "inévitable" de ce retour tel que présenté par les intervenants est manipulateur. Combien de milliards d'argent public devront-ils être investis pour "sauver" les pans les plus frappés de la société? Et comment ces choix seront-ils opérés? Il est déjà certain que certains secteurs, pas parmi pas les plus vitaux recevront des milliars d'euros qu'on dira ensuite manquer pour les services publics (compagines aériennes et autres gros opérateurs touristiques par exemple). Où ira la relance dépendra donc de décisions délibérées et non de la "liberté du sytème et de ses acteurs". Affranchir l'état (et donc la démocratie élective) de tout pouvoir (et donc responsabilité) dans la stratégie de relance est un déni de démocratie de plus. Perso, je refuse que l'argent de mes impots serve à sauver des compagnies de tourisme. Pas par volonté de nuire à ce secteur, mais parce qu'il faudra bien garder le l'argent pour l'essentiel

  • Posté par De Ronde Michel, dimanche 5 avril 2020, 11:25

    "... tous prêts à repartir sur les chapeaux de roues ?". Et comment ! Et surtout pas en utilisant les transports en commun dont la promiscuité favorise la propagation de maladies. Ne comptez pas non plus sur moi pour retourner à l'âge des cavernes et passer d'un type de confinement à un autre nettement plus troglodytique. P.-S. Je sais, c'est un peu spontané, mais ça fait tellement du bien.

  • Posté par Casier Etienne, dimanche 5 avril 2020, 10:54

    "Dans le journal Les Echos, le philosophe français Gaspard Koenig a récemment écrit : " La grande difficulté du revenu universel est qu'il doit être décidé par des gens qui pensent n'en avoir jamais besoin. " D'accord ? Il a raison. Pour moi, ce qui échappe le plus aux politiques, c'est le changement culturel majeur qui s'opère chez les jeunes. Ils ont envie de vivre selon un autre modèle que le nôtre. Cela ne les empêche pas d'être engagés, de nourrir des projets professionnels. Mais ils veulent une vie qui n'est pas basée que sur le travail. Par ailleurs, certains souhaitent s'engager dans une activité utile à la société mais qui n'est pas suffisamment rémunératrice. Je suis convaincu que le revenu de base est une réponse tout à fait adéquate pour cette génération-là et celles qui suivent." extrait de https://www.levif.be/actualite/belgique/philippe-defeyt-le-revenu-de-base-permettrait-de-mieux-affronter-cette-crise/article-normal-1271995.html

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