Coronavirus: le financement des hôpitaux garanti, pas la prime exceptionnelle

Coronavirus: le financement des hôpitaux garanti, pas la prime exceptionnelle

Les vice-Premiers ministres du gouvernement Wilmès et les présidents des dix partis qui soutiennent l’exécutif fédéral (MR, VLD, CD&V, CDH, PS, SP.A, Ecolo, Groen, Défi, N-VA) se sont réunis ce samedi, comme c’est l’habitude depuis l’octroi de pouvoirs spéciaux à l’exécutif fédéral. Ils ont examiné neufs arrêtés royaux visant à lutter contre la pandémie de coronavirus et ses conséquences. Ces neuf textes ont fait l’objet d’un accord.

Ils visent notamment à permettre légalement des sanctions administratives ou à autoriser le report des paiements à l’ONSS ou des délais de recours en justice. Mais les plus importants concernent les hôpitaux : le milliard d’euros de financement prévu pour l’achat de matériel notamment est bien garanti. Il est également acquis que le personnel soignant d’un service pourra venir en renfort d’un autre service (les questions d’assurance et autres ont été réglées).

En dehors de ces neuf arrêtés de pouvoirs spéciaux, le kern élargi a décidé d’organiser une meilleure coordination avec les Régions sur la question de la fourniture de matériel médical (masques et autres) : les ministres régionaux de la santé seront mieux associés au processus, via des conférences interministérielles.

Pas de décision pour les primes

Et les primes, direz-vous, dont on parle ces derniers jours ? Aucune décision n’a été prise. Les dix ont décidé de s’accorder d’abord sur une méthodologie (comment et où les partis d’opposition soutenant le gouvernement Wilmès pourront-ils soumettre leurs propositions : au parlement ? au kern élargi ? ailleurs ?), avant d’aborder le fond du dossier. Pour l’heure, certains partis veulent accorder une prime exceptionnelle au personnel soignant avant tout (on a cité 1.000 voire 1.450 euros) ; d’autres, comme le CDH, souhaitent étendre cette prime à tous ceux qui continuent à travailler et sont au contact des gens (caissières, policiers…) ; le PS comme Ecolo jugent, qu’au-delà de la prime, il faut surtout refinancer le secteur de la santé ; et certains libéraux ne sont pas favorables au système de prime, pour son coût et la difficulté d’en accorder aux uns et pas à d’autres. La discussion est donc loin d’être close.

Prochainement, les dix partis devraient se pencher sur le statut des artistes ou encore le gel potentiel de la dégressivité des allocations de chômage (défendu par PS et Ecolo).

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