«J’allais à Stade 2 en pleurant»: une journaliste sportive raconte son horrible quotidien à France Télévisions

photo news
photo news

Si le monde du sport est à l’arrêt complet depuis trois semaines, les médias sont plus que jamais sur le pied de guerre pour traiter la crise sanitaire du coronavirus qui touche l’Europe. Ce samedi, L’Equipe, le quotidien sportif de référence en France, a interrogé Clémentine Sarlat, journaliste sportive, qui a révélé les difficiles conditions de travail chez France TV.

Travaillant pour France TV de 2013 à 2018, elle a décidé de quitter le groupe public car elle était, entre autres, victime de sexisme au sein de la rédaction sportive. Elle se livre dans un témoignage douloureux. « J’allais à Stade 2 en pleurant. Pour la préparation de l’émission, personne ne me parlait, ils m’avaient mise dans un bureau à part, loin des rédacteurs en chef. Du coup je n’étais pas impliquée, c’est vrai, mais j’avais l’impression d’un coup de poignard dans le dos. Surtout que le retour d’un congé maternité est une période fragile pour les femmes », dit-elle dans les colonnes de L’Équipe.

« C’est violent »

Clémentine Sarlat racontant, également, des moments très difficiles dans le quotidien d’une rédaction. « Un jour, lors d’un duplex, j’ai entendu dans l’oreillette un homme en régie dire ‘Tu crois qu’elle s*** elle aussi’ C’est violent. Alors, on côtoie des gens géniaux, mais aussi des gros cons. Avec les vieux, dès que je mettais une jupe, j’avais forcément le droit à une réflexion. » Chose totalement opposée à ce qu’elle vit actuellement chez TF1. « J’ai travaillé pour TF1 pendant la Coupe du monde de rugby, ça m’a fait bizarre, tout le monde était normal. »

De son côté, selon L’Équipe, la direction de France TV aurait décidé de lancer une enquête en interne pour faire la lumière sur cette affaire.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous