Accueil Société

Un Belge sur deux victime psychologique du confinement

Le confinement a des effets palpables sur la propagation de l’épidémie. Et des effets surprenant sur la santé mentale. On compte trois fois plus de citoyens en mal-être psychologique.

Article réservé aux abonnés
Chef du service Société Temps de lecture: 3 min

On l’a dit et répété, le confinement actuel n’a rien d’un jeu. Parce que, c’est bien connu, les risques pour la santé physique sont réels, presque palpables dans les magasins, au parc du quartier, au coin de la rue. Parce qu’aussi, c’est moins connu, les risques pour la santé mentale sont eux aussi bien réels. Et mesurables ? C’est ce que tentent de faire des chercheurs de l’UCLouvain et de l’université d’Anvers. « Le confinement n’a rien anodin, il affectera le bien-être psychologique et social de la population », assurait, à l’heure où la Belgique fermait boutique, le professeur Vincent Lorant, responsable de l’Institut de recherche santé et société à l’UCLouvain. Pour en avoir le cœur net, avec des collègues néerlandophones, ils ont dès le début du confinement, lancé une enquête dans la population belge (www.uclouvain.be/covidetmoi). Quinze mille personnes y ont participé au cours de la première semaine de confinement.

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

6 Commentaires

  • Posté par Marlier Jacques, lundi 6 avril 2020, 12:42

    Si le confinement actuel (encore fort récent et plutôt léger, il faut le reconnaître) entraîne déjà un tel impact, pourquoi n'en profiterions-nous pas pour envisager de briser un tabou? Les gardes à vue judiciaires prolongées et les durées d'emprisonnement largement supérieures à un an ne font-elles pas, tout compte fait) beaucoup plus de tort que de bien, non seulement aux personnes directement concernées et à leurs proches, mais également à l'ensemble de la population? Je sais qu'il s'agit souvent de "méchantes" personnes qu'il faut évidemment punir, mais le remède n'est-il pas trop souvent pire que le mal? Dites... si nous sortions des simples discours de morale (bien compréhensibles) pour étudier la question de manière plus scientifique? Quelles sont les conséquences objectives et réelles de notre politique actuelle de répression carcérale sur L'ENSEMBLE des citoyens?

  • Posté par DE SCHRIJVER Edgar, lundi 6 avril 2020, 10:30

    Allez hop ! Tous chez les psy...mais en gardant les distances :-) Après le burn-out, voilà les victimes psychologiques. Certains ne supportent vraiment plus rien.

  • Posté par Dechêne Sophie, lundi 6 avril 2020, 10:14

    Sérieusement, est-ce vraiment le genre d'articles que l'on doit lire pour le moment? Evidemment que c'est frustrant de devoir rester chez soi, et évidemment que c'est plus difficile pour les jeunes que pour les plus âgés. Mais pendant que la reine d'Angleterre remercie ses soignants et ses citoyens, que la presse anglaise est remplie d'encouragement et de messages d' espoir et de croyance dans les citoyens anglais, pendant qu'Angela Merkel félicite les allemands, pendant que les italiens et les espagnols restent plein d'espoir et le montrent de leur balcon en chantant et dansant, pourquoi faut-il que le belge se place en victime et ne voit que le verre à moitié vide? Quand va-t-on cesser de prendre une telle attitude? Car, en plus, ce n'est pas le reflet de la réalité, plein de Belges profitent de ce moment d'arrêt, redécouvrent des moments de calme, sans stress, sans bruit, sans rush, sans trafic, réfléchissent sur leur manière de vivre, se remettent en question, passent du temps en famille, prennent le temps tout simplement. C'est un moment difficile mais précieux. Est-ce que l'on doit vraiment l'utiliser pour s'apitoyer sur son sort? Que doivent penser les professionnels de la santé qui se tuent littéralement au travail en lisant que le confinement "a des effets anxiogènes importants"? Les victimes sont les personnes décédées, les malades graves, leurs familles et les gens qui se retrouvent sans travail et sans revenus. Prenez sur vous, les Belges confinés. Vous n'êtes pas en "mal-être psychologique", vous êtes frustrés, c'est tout. Et pensez à remercier ceux qui bossent et qui prennent des risques, des professionnels de la santé aux travailleurs de la grande distribution en passant par tous ceux que je ne cite pas, facteurs, éboueurs, etc... au lieu de vous regarder le nombril et de pleurer sur votre "mal-être psychologique".

  • Posté par MORAN JOSE, lundi 6 avril 2020, 8:40

    Pour ma part c'est tout le contraire, le ciel est enfin bleu sans avions, j'ai vu le fond de la Meuse hier avec des poissons dedans!! l'air est beaucoup moins pollué sans parler de ce calme sans le vacarme de la circulation. J'en profite à 100°/° surtout sans le stress permanent qu'on nous impose à longueur d'année. Tout compte fait c'est plutôt ça la vraie vie!!!

  • Posté par Saerens Patrick, lundi 6 avril 2020, 8:08

    Il me semble qu une erreur s est glissee dans l article d Eric Burgraff. Il indique que le confinement touche plus les hommes que les femmes alors que le graphique et l interview prouvent le contraire. Merci de verifier.

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs