Coronavirus: l’aggravation du 7e jour, ce que l’on sait

Coronavirus: l’aggravation du 7e jour, ce que l’on sait

Phénomène hyper-inflammatoire, les «orages de cytokine» semblent jouer un rôle clé dans les cas graves de Covid-19 et laissent pour l’heure la médecine relativement démunie.

Fièvre, fatigue, toux sèche: quatre fois sur cinq le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 provoque des symptômes «bénins ou modérés». Mais souvent s’ajoute une gêne respiratoire qui peut déboucher sur un syndrome respiratoire aigu sévère.

C’est le cas pour environ une personne sur cinq ou sur six qui nécessite une hospitalisation pour s’en sortir, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Difficultés à respirer, impression d’avoir les poumons dans un étau, lèvres ou visages qui commencent à bleuir sont des signaux d’alerte qui doivent amener à une consultation urgente, selon l’organisme sanitaire américain CDC.

L’aggravation du 7e jour

Une majorité des malades hospitalisés présente une pneumonie sévère avec atteinte bilatérale qui est la signature de la forme grave de la maladie, selon l’OMS.

Souvent l’aggravation arrive brutalement, environ 7 jours après l’apparition des premiers symptômes, selon Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat (Paris).

Ce calendrier garde une grande part de mystère et de variabilité, mais débouche régulièrement sur un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Cette situation où les poumons ne fournissent pas assez d’oxygène aux organes vitaux, nécessite une ventilation artificielle avec l’utilisation de respirateur.

 
 
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