Un livreur dans la ville de New York silencieuse: l’impressionnante Une du «New Yorker»

Un livreur dans la ville de New York silencieuse: l’impressionnante Une du «New Yorker»
EPA

Aux Etats-Unis, où le bilan approche 10.000 morts (9.633 personnes dimanche), la propagation du coronavirus inquiète au plus haut point. « Dans les jours à venir, l’Amérique va supporter le pic de cette terrible pandémie. Nos combattants dans cette bataille à la vie et à la mort sont les incroyables médecins, infirmiers et personnels de santé en première ligne », a déclaré ce dimanche soir le président Donald Trump.

« Nous savons tous que nous devons atteindre un certain seuil, qui va être horrible en termes de morts, pour que les choses commencent à changer. Nous arrivons tout près de ce point-là maintenant. Et les deux prochaines semaines vont être, je pense, très difficiles », a-t-il jugé.

L’administrateur fédéral des services de santé publique, Jerome Adams, a préparé l’opinion publique au pire. « La semaine prochaine sera un moment comme Pearl Harbor, comme le 11-Septembre, sauf que ce ne sera pas localisé, ce sera dans tout le pays ».

New York au centre

Dans l’épicentre, la mégalopole de New York, le système de santé est « en situation de stress » faute « d’équipements et de professionnels » en nombre suffisant, d’après le gouverneur de l’Etat, Andrew Cuomo.

Une situation qu’a voulu illustrer Pascal Campion, dans la dernière couverture du New Yorker.

Une couverture dans laquelle Pascal Campion a souhaité faire un clin d’œil à un livreur dans une métropole silencieuse. « Je n’ai pas commencé par la sensation de la ville, mais par mes propres émotions » a confié l’artiste au New Yorker. « Je me suis senti sombre, seul, un peu effrayé, et j’ai construit une ville basée sur New York, sans tenir compte de ce sentiment. Au lieu de choisir des formes, j’ai choisi des lumières et des ombres. J’ai d’abord travaillé sur les textures et j’ai ajouté des détails par la suite. Finalement, je suis arrivé à un point où tout ce dont j’avais besoin était un petit ancrage visuel pour rendre l’image représentative plutôt qu’abstraite. Dans ce cas, le livreur est devenu le destinataire (et l’incarnation) de mes émotions. »

 
 
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