La Première ministre a composé son groupe d’experts «déconfinement»

La Première ministre a composé son groupe d’experts «déconfinement»

Martine Dubuisson

La Première ministre Sophie Wilmès a clôturé son tour des personnalités qu’elle souhaite voir intégrer son groupe d’experts chargés de préparer le déconfinement graduel, dont elle avait annoncé la création le 2 avril à la Chambre. Baptisé GEES, pour « Groupe d’experts en charge de l’exit stratégique », sa composition est désormais arrêtée : il comprend pour moitié de scientifiques et pour moitié de personnalités issues du monde économique et social. Mission : « élaborer une vision stratégique afin de guider la période d’assouplissement des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus » et « fournir des analyses et des recommandations ».

C’est Erika Vlieghe, cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital universitaire d’Anvers qui présidera ce groupe. Les autres scientifiques seront : Emmanuel André, microbiologiste de l’UCLouvain et porte-parole interfédéral « coronavirus », par ailleurs responsable du laboratoire de référence sur les Coronavirus (UZLeuven et KUL) ; Marius Gilbert, maître de recherches FNRS à l’ULB ; Niel Hens, biostatisticien aux Universités d’Anvers et d’Hasselt ; et Marc Van Ranst, virologue à la KUL.

Du côté économique, on trouve Mathias Dewatripont, professeur d’économie à l’ULB ; Johnny Thijs, administrateur et président d’entreprises comme Electrabel, Recticel et Golazo ; et le gouverneur de la Banque nationale Pierre Wunsch, déjà membre d’autres groupes de travail.

Complètent le cénacle, la juriste Inge Bernaerts, et, côté social, Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des Services Sociaux.

Une fois encore, c’est donc sur « l’intelligence collective » que parie la Première ministre pour appréhender au mieux l’après coronavirus et préparer la transition.

Dès ce mardi après-midi, le GEES devrait tenir sa première réunion virtuelle. Libre à lui, par ailleurs de nouer des contacts plus larges qu’il jugerait utiles avec le monde académique, économique et associatif.

Dans un communiqué, Sophie Wilmès réagit à l’installation de ce GEES : « Je crois beaucoup en l’intelligence collective, qui plus est dans une crise aussi inédite que celle que nous vivons en ce moment. Notre pays ne manque ni d’expertise, ni de savoir, ni de talent. C’est une force vive qui doit guider le politique dans les décisions qu’il prend. Nous savons que la gestion de la période de transition vers un retour à la normale sera déterminante pour éviter une recrudescence de l’épidémie. Nous prenons aussi cela très au sérieux. C’est la raison pour laquelle nous nous y préparons dès maintenant. »

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous