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Carte blanche: «Coronavirus et chloroquine, quels experts doit-on croire?»

En cette heure de crise sanitaire, il est plus que jamais crucial d’être en mesure d’identifier les informations scientifiques qui méritent notre confiance.

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Temps de lecture: 5 min

Il existe deux voies pour attester de la fiabilité d’une information. D’une part, on peut s’attacher à la vérifier par soi-même, par l’entremise d’une méthode elle-même fiable (méthode qui peut ne pas être identique à celle qui a été mobilisée pour produire l’information). D’autre part, on peut évaluer la fiabilité de la source de l’information.

La première de ces options n’est en général pas accessible au public, dans la mesure où les méthodes de vérification se révèlent d’un degré de technicité comparable à celui de l’information à évaluer. Si tout un chacun peut ainsi aisément vérifier – surtout en cette période de confinement – l’information selon laquelle « il y a 2.500 grains dans 100g de riz », les choses se compliquent aussitôt que l’information touche à un sujet complexe, tel la virologie.

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6 Commentaires

  • Posté par Masson , mardi 7 avril 2020, 19:14

    Ce collectif de signataire auteur de cette carte blanche (bien orientée à charge uniquement) est soit a) mal renseigné, soit b) bien manipulé, soit c) en conflit d'intérêt. Certes les méthodes suivies ne sont pas académiques et il n'existe pas (encore ?) de confirmation de l'impact positif du traitement à l'hydroxy-chloroquine + azythromycine sur les cas de Covid-19 (lorsque prescrit au début des symptomes) mais il existe maintenant un grand nombre de signaux en ce sens qui devraient au minimum alerter leur honnêteté intelectuelle, à condition bien sur qu'ils en soient pourvus

  • Posté par Biot Philippe, mardi 7 avril 2020, 18:26

    J'ai le choix entre plusieurs hôpitaux accessibles en moins de 30 minutes et où je peux me faire soigner par des Pr d'université. Je n'ai jamais pensé décider de mon traitement pour mes problèmes graves de santé. Qui suis-je pour décider si mon traitement est adéquat ou pas? L'automédication? Qui suis-je pour me soigner moi-même? Si mon fils veut se faire tatouer il ne va pas chez un plombier ou chez son voisin journaliste. Dans le cas du covid-19 les connaissances, les déclarations, évoluent. C'est aux accadémies de médecine et aux universités de décider.

  • Posté par Debeyne Alain, mardi 7 avril 2020, 17:28

    En attendant, l'essai Discovery c'est open-bar pour l'industrie, allez-y, testez vos nouveaux trucs à grande échelle gratos. Par contre grand cris d'orfraie contre deux molécules hyper connues. Comprenne qui pourra. Ou voudra.

  • Posté par Dethier Freddy, mardi 7 avril 2020, 17:12

    Pourquoi réserver le chloroquine aux cas de coronavirus les plus sévères alors que, d'une part, ce traitement ne fait pas l'unanimité de la communauté scientifique et que d'autre part le Dr Raoult, grand promoteur de la chloroquine, et des articles venus de Chine, répètent à l'envi que le traitement n'est efficace qu'en début de symptômes? Double contradiction qui me pose question. Je n'y vois qu'une explication : la pénurie de chloroquine en raison de l'engouement mondial pour cette molécule.

  • Posté par Martini Stéphane, samedi 23 mai 2020, 20:30

    Le grand fournisseur de chloroquine pour la France a été dévalisé juste avant que l'Etat ne décide le confinement. Malheureusement je n'ai plus la source...

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