Le message de l’AMA aux athlètes en cette période de coronavirus: «La crise n’est pas une opportunité de tricher»

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Witold Banka rejoint les propos déjà tenus par son directeur général Olivier Niggli et le président de World Athletics, la fédération internationale d’athlétisme, Sebastien Coe dimanche.

Avec la propagation du coronavirus et les mesures de confinement qui en ont découlé, le Canada et la Russie ont décidé de suspendre leur tests, tandis que l’agence britannique antidopage (UKAD) a dû réduire significativement les siens.

Mais « les tests ne sont pas l’unique arme dont nous disposons, nous en avons d’autres, puissantes », a affirmé Wiltold Banka lors d’une interview téléphonique depuis son domicile en Pologne.

« Il y a le passeport biologique de l’athlète, il y a l’analyse à long terme des échantillons et le renseignement », a expliqué celui qui a été élu en novembre pour succéder au Britannique Craig Reedie à la tête de l’AMA.

« Le passeport biologique est un outil utile pour établir le profil (hématologique et endocrinologique) des athlètes », a souligné l’ancien ministre polonais des Sports.

Avec cet outil, les sportifs de haut niveau « sont obligés de nous dire où ils se trouvent même si nous ne pouvons pas aller les tester », a-t-il détaillé.

« Ils ne doivent pas s’imaginer que c’est l’occasion de tricher. Le cas échéant, les agences antidopage déploieront leurs armes pour les attraper », a-t-il martelé.

73.000 morts

Witold Banka, 35 ans, a néanmoins tenu à souligner que dans le contexte actuel, la lutte contre le dopage n’était pas le plus important alors que le nouveau coronavirus a fait plus de 73.000 morts dans le monde.

Concernant le Covid-19, l’ancien spécialiste du 400 m a indiqué être en contact régulier avec les instances du sport, comme le Comité international olympique et les agences nationales de lutte contre le dopage.

La pandémie a contraint le patron de l’AMA à mettre entre parenthèses plusieurs idées qu’il souhaite mettre en œuvre, notamment pour augmenter le financement de la lutte antidopage.

« J’étudie l’idée de la création d’un fonds de solidarité en direction de régions comme l’Afrique, par exemple, où les systèmes antidopage sont très limités (il n’y a qu’un seul laboratoire antidopage accrédité dans le continent, en Afrique du Sud, ndlr) », a-t-il déclaré.

Le but est d’encourager sponsors et entreprises à « consacrer un minimum de leurs investissements dans le sport » à la lutte contre le dopage.

« Nous y travaillons encore, c’est une question très importante », a souligné le patron de l’AMA.

 
 
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