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Selon une étude allemande, seulement 6% des contaminations au coronavirus dans le monde sont dépistées

Selon les calculs de l’université de Gottingen, les chiffres officiels des pays touchés par le coronavirus ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Temps de lecture: 2 min

Une étude de l’Université de Gottingen suggère que seulement un petit pourcentage des personnes contaminées par le coronavirus sont dépistées et font parties des chiffres officiels.

Selon cette même étude, plusieurs dizaines de millions de personnes pourraient déjà être contaminées.

Pour obtenir ces chiffres, les chercheurs « ont utilisé les estimations de la mortalité et du délai avant le décès coronavirus, tirés d’une étude récente, pour tester la qualité des bilans officiels. Cela montre que les pays n’ont découvert en moyenne qu’environ 6 % des infections. »

L’étude révèle également des estimations inquiétantes quand au pourcentage de contamination détecté par pays : « L’insuffisance et le retard des tests peuvent expliquer pourquoi certains pays européens, comme l’Italie et l’Espagne, enregistrent un nombre de victimes beaucoup plus élevé (par rapport aux cas confirmés signalés) que l’Allemagne, qui a détecté environ 15,6 % des infections, contre seulement 3,5 % en Italie ou 1,7 % en Espagne. Les taux de détection sont encore plus faibles aux États-Unis (1,6 %) et au Royaume-Uni (1,2 %), deux pays qui ont été largement critiqués par les experts de la santé publique pour leur réaction tardive à la pandémie. »

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3 Commentaires

  • Posté par André Philippe, mercredi 8 avril 2020, 10:00

    Plus la face cachée de l'iceberg est grande, meilleure est la situation. En l'absence d'un vaccin, c'est l'immunité de masse de la population qui mettra fin à la propagation du virus. Les mesures de confinement sont nécessaires pour aplanir la courbe, mais elles ne peuvent seules mettre fin à l'épidémie. Les épidémies virales cessent lorsque le R0 du virus est réduit sous la valeur de 1 du fait de la croissance de l'immunité ambiante. Si la face cachée de l'iceberg est grande, cela signifie aussi que les taux de morbidité et de mortalité du virus sont très inférieurs à ce qu'on a cru sur base des données tronquées fournies par la Chine et l'OMS. Puisque le taux de mortalité est le nombre de morts divisé par le nombre de contaminés, plus le nombre de contaminés est grand, plus le taux de mortalité est petit. Une fraction importante de la population belge a été infectée, manifestement pour la plupart avec des symptômes légers ou absents. Il aurait été mieux de l'éviter bien entendu, mais au stade où nous en sommes c'est plutôt une bonne nouvelle. Si vous voulez un aperçu de la prévalence du virus dans la population, voyez les taux de contamination dans les homes pour personnes âgées, ou la présence du virus est malheureusement beaucoup plus visible du fait de l'âge des résidents, et dites-vous qu'il n'y a aucune raison que les entreprises et les familles n'aient pas été tout autant touchées par le virus.

  • Posté par Joute Dodo, mardi 7 avril 2020, 17:17

    Quand va t-on, enfin, tester l'ensemble de la population. Tous ceux qui ne sont pas malades??? Afin que l'on sache qui est contagieux et jusque quand. Les autres pourraient à nouveau mener une vie normale.

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