Confinement: doublement des appels sur les lignes d’écoute pour les victimes de violences conjugales

Confinement: doublement des appels sur les lignes d’écoute pour les victimes de violences conjugales
D.R.

Les lignes d’écoute téléphonique destinées au signalement des violences conjugales et intrafamiliales sont saturées dans l’intégralité du pays. Le nombre d’appels au 0800/30.030 (Écoute violences conjugales) a doublé. En Flandre, le 1712 fait état d’une augmentation de 70 % des appels entre la première et la quatrième semaine de confinement, si bien que le ministre flamand du Bien-être, Wouter Beke (CD&V), a décidé d’accorder une subvention supplémentaire à la ligne d’assistance téléphonique.

Le doublement des appels passés au 0800/30.030 depuis le début du confinement a saturé les deux lignes du numéro d’assistance téléphonique destinée aux victimes de violences conjugales et a mené son équipe à augmenter ses capacités d’écoute dès mardi.

« Nous constatons une augmentation du nombre d’appels provenant du réseau de proches des victimes de violence conjugales. Il s’agit de parents, de frères et sœurs ou d’amis inquiets pour leurs proches qu’ils savent dans une situation de risque de violence accrue. La famille joue souvent un rôle de régulation dans les violences mais l’isolement social dû aux circonstances actuelles leur fait perdre ce contrôle », indique Jean-Louis Simoens, coordinateur du Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE). « On observe des appels plus courts et plus pressants de la part de personnes angoissées et stressées à cause de la disparition de leur réseau de protection. »

Si Écoute violences conjugales ne relève pas davantage de situations de plus forte dangerosité qu’avant, la ligne d’assistance s’attend néanmoins à voir apparaître des situations plus inquiétantes et urgentes au cours de la période de confinement. En conséquence, elle se prépare à pouvoir lever l’anonymat de potentielles victimes (avec leur accord) afin de permettre d’éventuelles interventions policières en cas de besoin. Elle rapporte par ailleurs que 93 % des victimes qui appellent sont des femmes.

« Tous les jours, nous recevons des propositions d’aide de la part d’intervenants sociaux, de psychologues, d’hôtels ou de propriétaires prêts à mettre leur logement à disposition des femmes victimes de violences », affirme Jean-Louis Simoens. Actuellement, le CVFE a des accords avec des hôtels et centres d’hébergement à Liège, La Louvière et Bruxelles. « Ils nous permettent d’augmenter la capacité d’hébergement. »

 
 
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