Près de 1.600 infractions actées au parquet du Brabant wallon depuis le 19 mars

Près de 1.600 infractions actées au parquet du Brabant wallon depuis le 19 mars

Depuis l’instauration des premières mesures gouvernementales décidées en vue de lutter contre la propagation du covid-19, les autorités judiciaires brabançonnes ont acté près de 1.600 infractions, a indiqué mardi le procureur du Roi du Brabant wallon.

Un total de 1.589 procès-verbaux a été dressé dans la province, dont 1.023 pour des déplacements jugés non appropriés par les verbalisants. Les rassemblements illicites de personnes ont quant à eux fait l’objet de 550 constats, soit quelque 35 % des transgressions enregistrées.

« En ce qui concerne les commerces n’ayant pas respecté les règles ou horaires de fermeture, ils ne représentent qu’un pour cent avec onze unités. Ces infractions-là ont essentiellement été observées au début de la crise », commente le procureur Marc Rézette. Les peines encourues pour les infractions aux règles gouvernementales varient d’un emprisonnement de huit jours à trois mois et d’une amende de 26 à 500 euros, soit de quelque 200 à 4.000 euros en considérant le coefficient de décimes additionnels s’élevant actuellement à huit.

« Ces chiffres n’incluent pas les comportements tels que les crachats, rébellions ou fausses informations verbales, sanctionnés par le code pénal », ajoute le procureur brabançon. À titre d’exemple, une personne atteinte du covid-19 qui crache, éternue ou tousse volontairement sur des aliments, est passible d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 16.000 euros. Le fait de crier publiquement que l’on est porteur du virus est considéré comme une fausse information verbale concernant le danger d’attentat, passible de deux ans de prison et d’une amende de 2.400 euros.

 
 
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