Restructuration chez Brussels Airlines: «La crise du coronavirus n’aurait pas pu tomber à un pire moment»

Restructuration chez Brussels Airlines: «La crise du coronavirus n’aurait pas pu tomber à un pire moment»

Le secrétaire syndical Filip Lemberechts (ACVLB) attend plus d’informations concrètes après l’annonce de l’intensification de la restructuration chez Brussels Airlines, par la maison mère allemande Lufthansa.

« La direction nous a promis de nous inviter dès qu’il y aura quelque chose de concret », a indiqué M. Lemberechts, qui s’étonne du moment de l’annonce de Lufthansa concernant Brussels Airlines. « La direction de Brussels Airlines négocie actuellement avec le gouvernement, les banques et Lufthansa elle-même sur l’avenir de la compagnie aérienne belge et ces discussions sont loin d’être terminées. Lufthansa doit respecter le fait que Brussels Airlines essaie d’assurer son propre avenir », dit-il.

Le syndicaliste libéral espère, entre autres, « que le gouvernement reconnaît l’importance d’une compagnie aérienne suffisamment grande ». « Une restructuration lourde et une réduction des effectifs importante mettraient en danger l’avenir de Brussels Airlines et empêcheraient la compagnie aérienne de bénéficier de la croissance attendue sur les vols long-courriers vers l’Afrique, où elle a acquis des décennies d’expérience depuis l’époque de la Sabena », selon Lemberechts.

La restructuration, évoquée dans le communiqué de presse de Lufthansa, avait déjà commencé en partie avec la conclusion d’une convention collective de travail de trois ans pour le personnel au sol qui prévoit la possibilité d’un départ volontaire. « Les discussions n’avaient pas encore commencé pour les pilotes et le personnel de cabine. La crise du coronavirus n’aurait pas pu tomber à un pire moment », a déclaré le syndicaliste.

 
 
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