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Coronavirus: quand les gens du voyage ne peuvent plus voyager

Le confinement vaut pour tout le monde. Le « restez chez vous » se conçoit aussi sur quatre roues. La Wallonie impose leur maintien sur place, même sur des sites officieux.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

Le confinement d’une population est une décision forte et contre-nature. Mais que dire lorsque l’interdiction de circuler concerne les gens du voyage dont le propre est de prendre la route et de s’installer au bord de celle-ci, parfois au petit bonheur la chance ? Etienne Charpentier est de ceux-là. Il témoigne de sa frustration depuis le terrain de Pont-à-Celles où il a installé sa caravane et une dizaine d’autres, avec sa famille : « Quand tout cela sera fini, les roues vont chauffer ! », résume celui qui préside le comité national des gens du voyage, déjà dans les starting-blocks.

Combien sont-ils en Wallonie ? On cite le chiffre de 10.000, à la belle saison. Mais le recensement est difficile. Traditionnellement, beaucoup de Français sillonnent nos routes. Le confinement annoncé, ils ont préféré rentrer chez eux. Ils reviendront tôt ou tard.

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