Pour la fédération patronale Santhea, les homes ont été oubliés dans la crise du coronavirus

Pour la fédération patronale Santhea, les homes ont été oubliés dans la crise du coronavirus

Au micro de Matin Première, Valérie Victoor, secrétaire de Santhea (fédération patronale des institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises), a exprimé ses espoirs mais également sa colère.

D’après elle, on peut évoquer une surmortalité dans les maisons de repos. En deux semaines, 378 personnes y sont décédées en Wallonie. Ce sont pour Valérie Victoor des chiffres très importants. Selon elle, les autorités publiques ont mis trop de temps à réagir. « On a neuf ministres de la Santé, ça ne peut pas bien fonctionner. Le fédéral, qui coordonne et gère la crise, n’est pas compétent pour les maisons de repos, ce sont les régions ». Et pour Senthea, « les régions ont eu du mal à se faire entendre. Aucune taskforce fédérale n’a été créée (pour ce secteur en particulier) regroupant les différents niveaux de pouvoir ». Tout en précisant que la Wallonie a réagi beaucoup plus vite que la Région flamande et bruxelloise.

Au niveau du matériel de protection, elle évoque une situation « vraiment lamentable », regrettant que la situation ne soit pas la même dans les différentes maisons de repos.

Des tests tardifs

Hier, les tests de dépistage dans les maisons de repos avec plus de dix cas suspects ont commencé. Pour Valérie Victoor, ce n’est pas suffisant mais également trop tardif. « Chaque maison de repos ne reçoit que quelques tests. Alors, imaginez, un membre du personnel fait un test. Il n’a rien aujourd’hui, mais est en contact avec d’autres personnes qui sont suspectées. Demain peut-être quelqu’un lui aura donné le COVID-19 », explique-t-elle.

Son désir est que la maison de repos tout entière soit testée, de manière préventive.

 
 
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