Selon le président de l’Eurogroupe: les ministres sont «proches d’un accord»

Selon le président de l’Eurogroupe: les ministres sont «proches d’un accord»
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Après une première nuit de discussions aussi tendues qu’infructueuses mardi, les ministres européens des Finances s’employaient jeudi à faire plier les Pays-Bas, dont l’inflexibilité empêche un accord sur une réponse économique commune face au coronavirus.

Les contacts bilatéraux se multiplient depuis deux jours, avec la « volonté d’aboutir à un compromis avant la réunion » par visioconférence, initialement programmée à 17 heures, mais qui a déjà été retardée à deux reprises.

Un nouvel échec menacerait l’unité de la zone euro et renverrait la balle aux chefs d’Etat et de gouvernement, qui n’étaient eux-mêmes pas parvenus à s’entendre lors d’un sommet le 26 mars, mettant en évidence une fracture béante entre les pays du Nord et ceux du Sud.

« Il n’y a pas de passagers en première classe : nous coulons ou nageons ensemble. Il s’agit d’une véritable urgence », a lancé le président de l’Eurogroupe, Mario Centeno, avant la réunion, estimant que les ministres étaient « proches d’un accord ».

L’économie européenne vers une profonde récession

Une entente est d’autant plus indispensable que l’économie européenne se dirige en 2020 vers une profonde récession, le Fonds monétaire international estimant même que le coronavirus pourrait engendrer au niveau mondial « les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression » de 1929.

« Un accord est nécessaire, un accord est possible. Nous progressons », a assuré le ministre Français Bruno Le Maire. Son homologue allemand Olaf Scholz croit lui aussi un accord « possible ».

« Si nous avons besoin de plus de temps, nous le prendrons », a cependant nuancé à la télévision publique NOS le ministre néerlandais des Finances, Wopke Hoekstra, dont le pays a bloqué les premières discussions.

 
 
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