UE: les 27 se mettent d’accord sur un plan de sauvetage de 500 milliards pour lutter contre le coronavirus

UE: les 27 se mettent d’accord sur un plan de sauvetage de 500 milliards pour lutter contre le coronavirus
AFP

Après une première réunion infructueuse mardi, puis des échanges tendus, les ministres européens des Finances sont finalement parvenus à s’entendre jeudi sur une réponse économique commune face au coronavirus, trouvant un terrain d’entente avec les Pays-Bas, longtemps inflexibles.

« La réunion s’est achevée sous les applaudissements des ministres », a annoncé sur Twitter le porte-parole du président de l’Eurogroupe aux alentours de 22 heures. Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a lui salué un « excellent accord », incluant « 500 milliards d’euros disponibles immédiatement » et « un fonds de relance à venir ».

Ce consensus constitue un soulagement pour les Européens qui parviennent à afficher une unité face aux conséquences économiques désastreuses du virus, après des semaines d’atermoiements mettant en évidence une fracture béante entre les pays du Nord et ceux du Sud.

Face à la pandémie, la réponse européenne doit s’orienter sur trois axes principaux : jusqu’à 240 milliards d’euros de prêts du fonds de secours de la zone euro, un fonds de garantie de 200 milliards d’euros pour les entreprises et jusqu’à 100 milliards pour soutenir le chômage partiel.

Les chefs d’Etat devront valider ces propositions

La brûlante question des « coronabonds », destinés à soutenir l’économie à plus long terme après la crise, considérée comme moins urgente, n’a pas été tranchée jeudi. Les chefs d’Etat et de gouvernement, qui n’étaient eux-mêmes pas parvenus à s’entendre lors d’un sommet le 26 mars, devront encore valider ces propositions.

Une réponse unitaire était d’autant plus indispensable que l’économie européenne se dirige en 2020 vers une profonde récession, le Fonds monétaire international estimant même que le coronavirus pourrait engendrer au niveau mondial « les pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression » de 1929.

Les contacts bilatéraux s’étaient multiplié depuis deux jours, avec la « volonté d’aboutir à un compromis avant la réunion » par visioconférence, initialement programmée à 17 heures, mais qui n’a débuté qu’à 21h30.

 
 
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